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Quel est le budget annuel de Wallimage Coproductions?
Quels sont les mécanismes financiers qui garantissent la réussite des investissements réalisés par Wallimage Coproductions ?
Quel est le montant que le film doit dépenser par rapport à votre investissement initial dans la production ?
Comment un producteur peut-il espérer obtenir le soutien de Wallimage ?
Quel type de dossier doit-on présenter ?
Par session, combien Wallimage reçoit-il de dossiers ?
Doit-on avoir des références professionnelles pour présenter un dossier ?
En quoi consiste l'avis stratégique émis par le directeur de Wallimage ?
Le conseil d'administration suit-il toujours les recommandations des experts ?
Comment est réparti l'argent mis à la disposition de Wallimage-Coproductions pour sa ligne wallonne ?
A l'intérieur de l'enveloppe trimestrielle de 625.000 euros, comment décide-t-on des sommes attribuées à telle ou telle production ?
Wallimage peut-il renoncer à soutenir un film choisi par le conseil d'administration ?
Un producteur qui a dû modifier un dossier accepté par le Conseil d'administration de Wallimage Coproductions doit-il représenter son projet?
Y a-t-il un noyau dur de réalisateurs ou producteurs qui jouissent d'un accès plus aisé au fonds ?
Wallimage entreprises et Wallimage coproductions ont-ils des visions et des actions complémentaires ?
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Quel est le budget annuel de Wallimage Coproductions ?
Le budget de Wallimage Coproductions est de 5,5millions. Il est réparti sur trois postes. 2,5 millions sont affectés à la ligne wallonne, celle sur laquelle nous travaillons depuis les débuts de Wallimage. Depuis 2007, 1 million est spécifiquement destiné à une ligne qui nous permet de coproduire des séries d'animation. Pas de longs métrages, uniquement des séries. Et depuis juin 2009, deux millions sont réservés à la ligne mixte Wallimage/Bruxellimage. 1 million vient de la région bruxelloise, l'autre vient de la région wallonne.
Ce budget global est réparti sur une série de sessions. Il y en a quatre par an pour Wallimage, les séries d'animation et Wallimage/Bruxellimage.
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Quels sont les mécanismes financiers qui garantissent la réussite des investissements réalisés par Wallimage Coproductions ?
Il y a deux volets à distinguer dans l'intervention de Wallimage Coproductions.
Les dossiers sont d'abord analysés par rapport aux retours générés sur les dépenses éligibles. Qui travaillera sur le film? Combien de techniciens vont être sollicités? Quelles sociétés seront mises à contribution?... À return égal, l'équipe de Wallimage et le conseil d'administration examinent la qualité des dépenses. Un dossier peut présenter une dépense de 500.000 euros basée sur le salaire unique d'une star wallonne. C'est bien, mais il est préférable que l'investissement en région bénéficie à un maximum de personnes et de prestataires. Ces dépenses éligibles sont le core business de Wallimage Coproductions. C'est de l'argent public qui est mis à disposition des producteurs pour faire travailler des régionaux; argent qui revient dans les caisses de l'état puisque ces gens et ces sociétés sont soumis à l’impôt.
Le deuxième critère est le retour sur investissement. C'est un pari plus risqué et cette constatation vaut pour tous les fonds, régionaux, nationaux, européens. Il faut vraiment qu'un film marche pour qu'un fonds quel qu'il soit ait des recettes. Dans l'analyse de dossiers, on regarde donc le plan de financement et les espoirs de gains qu'on peut avoir, mais dans ce créneau précis, on est à 12/13% de retour sur investissement. Ce qui place néanmoins Wallimage parmi les fonds européens les plus rentables. La remontée de recettes n’est certainement pas l’objectif principal de Wallimage mais nous avons toujours pensé qu’il était bon d’accompagner et d’encourager les producteurs belges dans une approche de production qui vise à la rentabilité ! En ce qui nous concerne, les recettes qui remontent sont réinjectées en coproduction sur de nouveaux projets…
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Quel est le montant que le film doit dépenser par rapport à votre investissement initial dans la production?
Réglementairement, le ratio est de 1/1. Si Wallimage consacre 250.000 euros à film, celui-ci est tenu de les dépenser en Wallonie. Comme on a beaucoup plus de dossiers que d'argent à injecter, il y peut y avoir une prime à la dépense lorsque les projets sont examinés. Dans les faits, on est souvent à un ratio de 3 pour 1. Pour une somme allouée à un film, le triple est en moyenne déboursé en région wallonne. Pour 250.000 investis par Wallimage, ce qui est un montant habituel, il y a au minimum 750.000 voire 800.000 euros qui sont dépensés en région wallonne.
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Comment un producteur peut-il espérer obtenir le soutien de Wallimage ?
Les deux critères essentiels sont :
1. Le montant des dépenses prévues en région wallonne
2. Les recettes que peut générer le film pour nous garantir un retour sur investissement.
Pour déterminer des chiffres fiables, un examen attentif des dossiers est nécessaire. Au fil de ce travail, les prévisions sont examinées selon une grille objective d'évaluation et le poste des dépenses est celui qui vient en tête de la liste. Wallimage a été créé pour cela: aider au développement d’une industrie audiovisuelle qui fait travailler des personnes.
Si plusieurs films se retrouvent sur un pied d'égalité après l'étude de ces deux axes, des options plus subjectives peuvent être prises en compte. Pour des raisons économiques, il est intéressant de soutenir des œuvres minoritaires comme Le Petit Nicolas, initié en France et coproduit en Belgique. C'est la garantie de dépenses importantes et la perspective de recettes attractives. Mais pour le développement du secteur dans notre Région, il est primordial de supporter aussi des projets d'initiative wallonne, des longs métrages à profil plus discret et à la rentabilité moins immédiate, mais qui ont tous leurs sens, comme ceux de Micha Wald, de Joachim Lafosse ou Bouli Lanners, par exemple. Ces films fonctionnent avec des budgets plus restreints et dépensent donc moins en région wallonne, mais il n'est pas question pour nous de les laisser partir seuls au front ! Que du contraire.
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Quel type de dossier doit-on présenter ?
Si un film n'est pas publicitaire, pornographique ou violent, il est examiné. Il n'y a pas à la base de rejet sur d'autres critères. L'analyse de ce dossier n'est pas culturelle. Personne ne dira à un réalisateur que le méchant doit mourir à la fin ou que la princesse doit épouser le prince charmant.
Cela entériné, de nombreux paramètres entrent en compte.
Dans la pratique, le dossier est constitué d'une liste de documents à remettre et de conditions à remplir. Il faut par exemple que le plan de financement soit déjà couvert à concurrence de 30%. Si à l'entrée du dossier, cette obligation n'est pas respectée, on ne va pas plus loin. Mais il est évident qu'un projet qui présente 50 ou 60% de financement acquis est considéré plus favorablement qu'un autre qui se contente de satisfaire nos exigences au minimum. Une bonne méthode pour que le dossier sorte de la pile est d'optimiser tous les critères.
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Par session, combien Wallimage reçoit-il de dossiers?
Wallimage reçoit entre dix et quinze dossiers solides par session, à la fois pour la ligne wallonne et pour la ligne mixte. Il y en a un peu moins pour la ligne consacrée aux séries d'animation.
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Doit-on avoir des références professionnelles pour présenter un dossier ?
Dans la fiche de recevabilité des projets, il y a une série de renseignements demandés, comme l'identité des personnes qui sont affectées au film (les producteurs, coproducteurs, réalisateurs, acteurs) , leur CV, leur filmographie. Plus un extrait de registre de commerce de la société requérante, car les statuts du producteur doivent faire mention de "production cinématographique": une compagnie spécialisée exclusivement dans le tax shelter ne peut pas solliciter l'intervention de Wallimage en temps que producteur. C'est pour cela qu'une entité comme Scope Invest a créé un versant dédié à la production, Scope Pictures.
Ces références ne sont pas un critère d'élimination: cela n'empêche pas les sociétés de production qui viennent de s'installer de proposer un film ou des metteurs en scène débutants. Depuis sa création, Wallimage a cofinancé plusieurs premiers films tant du réalisateur que du producteur.
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Comment fonctionne la sélection des films soutenus par Wallimage Coproductions ?
Les dossiers sont reçus le lundi. Stéphanie Hugé qui est interne à Wallimage, les prend immédiatement en charge, puis les transmet aux deux experts extérieurs. Le premier, Benoit Coen est un expert juridique et fiscal. Le deuxième, Christian Verbert, est un belgo-canadien, Directeur du Bureau européen de la Sodec, qui apporte son analyse sur l'international.
Chacun examine les dossiers de son côté. Stéphanie réalise une étude globale, Benoit s'attarde sur ce qui concerne le contrat et les aspects juridiques et Christian tente d'évaluer le potentiel du film, les recettes qu'il pourra générer. Notamment à l'étranger.
Le lundi suivant, Stéphanie et Benoit se rencontrent pour confronter leurs opinions. Leur analyse est alors transmise à Christian et à Philippe Reynaert qui chapeaute l'opération. De son côté, le directeur de Wallimage lit les scénarios pour, par exemple, évaluer l'impact que l'histoire peut générer au niveau des recettes.
Le jeudi, les quatre effectuent un débriefing commun. Toutes les analyses sont purement économiques. Même la lecture des scénarios est réalisée sur cet axe. La seule interrogation qui vaille à ce niveau est: est-ce que ce film peut faire se déplacer les gens en salles ?
Le lundi de la troisième semaine, les producteurs sont conviés dans les locaux de Wallimage. Ce n'est pas une phase de décision, mais l'occasion de préciser certains points, de poser des questions, de soulever des points obscurs. A la fin de cette journée, Stéphanie, Christian et Benoit concoctent l'avis du groupe technique. Il s'agit d'un petit compte-rendu qui sera remis au conseil d'administration. Chaque film hérite d'une note sur 100, calculée à partir des différents axes de la grille de cotation. Le texte précise et argumente la note avec des considérations telles que: faiblesses et forces du dossier, potentiel, dangers éventuels…
Parallèlement à cette analyse, Philippe Reynaert rédige l'opinion du directeur. Souvent, sa recommandation va dans le même sens que celle des experts. Parfois, elle est un peu plus stratégique.
Munis de ces deux documents, Philippe Reynaert et Stéphanie Hugé se rendent devant le conseil d'administration, chacun expliquant et défendant sa position. C'est à ce moment-là que le conseil d'administration décide ou non de cofinancer un long métrage.
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En quoi consiste l'avis stratégique émis par le directeur de Wallimage ?
L'avis stratégique du directeur n'est pas purement économique, mais ce n'est pas non plus une opinion basée sur une approche culturelle. Philippe Reynaert peut par exemple souligner que, malgré la relative faiblesse d’un dossier, il lui semble stratégique de soutenir la maison de production à ce stade de son développement…
Un film comme Pas si Grave a permis à Wallimage de capter l'attention des producteurs français. Le Couperet a entériné la bonne réputation de la Wallonie chez nos voisins. Looking for Eric a suscité l'intérêt de la communauté internationale pour Wallimage. Le grand public (hors les lecteurs de ce site ;-) ignore souvent que la Wallonie est partie prenante dans ce succès via Les films du Fleuve et Wallimage, mais les professionnels le savent et c'est ce qui importe. Ce genre de réussite a une conséquence inéluctable: d'autres producteurs étrangers qui n'auraient jamais pensé à la Wallonie il y a dix ans explorent les potentialités de notre région et nous soumettent éventuellement leur projet.
Le Petit Nicolas ou Cineman ne seraient peut-être jamais venus chez nous s'il n'y avait eu Bernard Rapp à l'origine. Or, ces grands projets internationaux qui s'appuient en Wallonie sur des coproducteurs minoritaires sont ceux qui dépensent le plus d'argent ici. Ils font travailler nos sociétés et nos techniciens plus que ne pourrait le faire un projet wallon traditionnel. Wallimage garde bien sûr un équilibre assez strict entre les films 100% wallons et les longs métrages internationaux soutenus, mais il serait contreproductif de faire l'impasse sur cet apport de capitaux extérieurs. D'où l'importance de la réputation de Wallimage et de l'aspect stratégique de certaines décisions prises en conseil d'administration.
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Le conseil d'administration suit-il toujours les recommandations des experts ?
Pour sa ligne wallonne, Wallimage Coproductions dispose d'un budget global 2.5 millions d'Euros. Ceux-ci sont répartis sur quatre sessions. Pour chacune de ces sessions, le conseil d'administration dispose d'environ 625.000 euros pour cofinancer deux films ou plus selon les besoins et les objectifs de la production et du fonds. Cette répartition en quatre parties plus ou moins égales est théorique: parfois il peut arriver qu'on dépasse un peu lors d'un trimestre ou à l'inverse qu'on investisse un peu moins. L'idée est que la dernière session de l'année jouisse du même budget que les autres pour ne pas pénaliser les films qui se présentent alors.
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A l'intérieur de l'enveloppe trimestrielle de 625.000 euros, comment décide-t-on des sommes attribuées à telle ou telle production ?
Dans son dossier, le producteur doit préciser le montant de l'intervention qu'il sollicite auprès de Wallimage. C'est cette somme que nous proposons au conseil d'administration. Parfois, il arrive que le C.A. dise: "Oui, on a envie d'investir dans ce film, mais pas pour le budget demandé." Alors, on rabote. Ce n'est pas courant, car le groupe technique examine la demande sur la base de la somme demandée. Or, si on fait varier cette donnée, tout le montage financier doit être repensé pour couvrir le coût du film.
Si Wallimage attribue 200.000 euros au lieu de 250.000, le producteur doit naturellement trouver ailleurs les 50.000 euros manquants. Du coup, ça change aussi les perspectives de Wallimage. Les rares fois où c'est arrivé, c'était parce que le producteur sollicitait trop d'argent par rapport au budget global ou à sa part propre et qu'il avait d'autres pistes non exploitées, comme le tax shelter par exemple.
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Wallimage peut-il renoncer à soutenir un film choisi par le conseil d'administration ?
Quand un film est agréé, les producteurs ont une période de six mois pour signer le contrat que Wallimage leur soumet. Il se fait que certains producteurs démarchent parfois le fonds trop tôt, que leur plan de financement n'est pas encore bouclé et qu'ils rencontrent ensuite des problèmes qu'ils n'avaient pas anticipés. Six mois plus tard, il se peut qu'ils ne soient pas beaucoup plus avancés.
Deux possibilités existent alors : soit Wallimage signe une convention, mais cela peut handicaper les producteurs, parce que tout est figé; soit, Wallimage se retire du projet, car celui-ci a finalement peu de chances de correspondre au profil qui a été initialement soumis au C.A.
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Un producteur qui a dû modifier un dossier accepté par le Conseil d'administration de Wallimage Coproductions doit-il représenter son projet ?
- Aucun réalisateur n'est assuré de voir son film cofinancé par Wallimage. À plusieurs reprises, on retrouve, c'est vrai, deux types de réalisateurs dans la liste des personnalités soutenues. Les frères Dardenne ou Lucas Belvaux par exemple sont des incontournables du paysage wallon. Leurs projets sont solides et structurants. Mais il y a aussi des jeunes artistes, apparus ces dix dernières années. Leur histoire est liée à celle de Wallimage qui leur a fait confiance : Masset-Depasse, Micha Wald, Joachim Lafosse ou Bouli Lanners sont aujourd'hui des valeurs sûres.
Mais plus encore que ces metteurs en scène, ce sont les producteurs qui les épaulent qui sont les partenaires privilégiés de Wallimage. Certains ont grandi avec le fonds. Avant l'arrivée de Wallimage ou du Tax Shelter, des maisons de production comme Versus ou Tarantula étaient cantonnées aux courts métrages. Le fonds wallon les a aidés à s'investir en tant que partenaires minoritaires dans un long métrage étranger, puis de se lancer dans un film qu'ils ont pu initier. Pour Versus, par exemple, ça a été le projet de Bouli Lanners, Ultranova.
Ces sociétés sont là depuis le début connaissent parfaitement le mécanisme de Wallimage. Implantées en Wallonie, elles font travailler des équipes assez stables. Une certaine confiance s'est installée. Il n'est donc pas anormal que les dossiers qu'elles proposent séduisent assez souvent le C.A. Mais il n’y a aucune systématique et aucun passe-droit !
La relation avec les réalisateurs existe. Wallimage ne s'implique pas dans le versant culturel, mais a une sorte de devoir moral, des responsabilités économiques aussi, par rapport à ces artistes qui s'appuient sur des techniciens ou des acteurs wallons.
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Wallimage Entreprises et Wallimage Coproductions ont-ils des visions et des actions complémentaires ?
La tâche de Wallimage Coproductions n'est pas de faire de beaux films, mais de permettre à des professionnels de l'audiovisuel de vivre de leur art. L'activité générée par l'intervention de Wallimage Coproductions donne la possibilité à des techniciens, mais aussi à des sociétés de travailler.
Wallimage Entreprises aide ces compagnies à se développer, à se structurer économiquement. Ce sont des actions conjointes et complémentaires. Et cela, même si dans les mécanismes de décisions qui président à l'engagement de Wallimage Coproductions dans certains longs métrages, Wallimage Entreprises n'a aucun droit de regard. Ce sont d’ailleurs deux Conseil d’Administration distincts qui prennent les décisions.
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Pourquoi Wallimage/Bruxellimage a-t-il été créé ?
Quel est le budget de cette ligne mixte ?
Quel est l'avantage d'imbriquer la structure Bruxellimage dans celle de Wallimage ?
Quelle est la différence entre la ligne wallonne et la ligne mixte ?
La nature de la ligne mixte induit-elle pour les producteurs un mode de dépenses différent ?
Pourquoi avoir spécialisé la ligne Wallimage-Bruxellimage sur les œuvres avec un profil économique mineur plutôt que l'inverse ?
Wallimage/Bruxellimage opère-t-il aussi selon un système de sessions trimestrielles?
La création de la ligne mixte modifie-t-elle le fonctionnement interne de Wallimage ?
Wallimage dispose-t-il d'un bureau spécifiquement bruxellois ?
Quel est l'impact espéré en région bruxelloise?
Quelle est la pérennité de la ligne mixte ?
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Pourquoi Wallimage/Bruxellimage a-t-il été créé ?
Depuis la création de Wallimage, considérant l'impact structurant des investissements sur le développement des entreprises de service et sur la carrière des techniciens wallons, nombreux sont les Bruxellois qui ont réclamé un équivalent chez eux. Logique ! Il semblait assez absurde que des cameramen ou monteurs ne soient pas choisis par un réalisateur parce qu'ils habitaient du mauvais côté de la chaussée de Waterloo. Autre pierre d'achoppement : l'explosion du salaire des spécialistes wallons les plus connus très sollicités.
Une ligne 100% bruxelloise ne parvenait néanmoins pas à se mettre en place.
Il aura donc fallu attendre 2009 pour que Jean-Claude Marcourt, ministre de tutelle de Wallimage, réussisse à négocier un partenariat complexe avec la région bruxelloise et son homologue responsable de l'économie bruxelloise Benoit Cérexhe sous le regard bienveillant du ministre président bruxellois Charles Picqué. Le résultat est la naissance d'une troisième ligne baptisée Wallimage/Bruxellimage.
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Quel est le budget de cette ligne mixte ?
En juin 2009, la région bruxelloise a décidé de consacrer annuellement un million sous forme d'aide économique au secteur du cinéma. Par les temps qui courent, c'est une démarche volontariste. Hélas, à la différence de Wallimage, un fonds bruxellois doté d'un million n'aurait pas pu produire un bilan annuel qui démontre son efficacité sur la production ou le secteur du cinéma à Bruxelles. Une bonne raison à cela: il y avait déjà sur Bruxelles une activité importante. Historiquement, les grandes sociétés y sont concentrées. En plus, la capitale de l'Europe attire naturellement des tournages, même sans l'intervention d'un fonds économique.
À partir de cette réflexion est née l'idée un peu folle que Bruxelles, au lieu de créer un fonds trop faible où tout était à inventer, pouvait s'allier avec la Wallonie. La région bruxelloise a donc décidé de confier ce million annuel à Wallimage, organisme wallon pour étendre ses compétences à Bruxelles. Dans le climat de tensions communautaires, cette décision apparaît remarquable parce qu'elle s'appuie sur le bon sens et non sur des réactions électoralistes ou partisanes.
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Quel est l'avantage d'imbriquer la structure Bruxellimage dans celle de Wallimage ?
Plutôt que de faire sur Bruxelles, la même chose que ce qui était réalisé en Wallonie avec la certitude que les retombées seraient moindres, il a été décidé, après une longue réflexion et différentes simulations, de mettre en face de ce million bruxellois un million wallon pour créer une ligne qui dispose d'un potentiel de deux millions ce qui est déjà plus conséquent.
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Quelle est la différence entre la ligne wallonne et la ligne mixte ?
La ligne mixte qui bénéficie à la fois à Bruxelles et à la Wallonie présente un profil particulier : le plafond des interventions y est notamment limité à 200.000 euros. Une des conséquences intéressantes est que les grandes productions internationales, attirées en Belgique par Wallimage et le Tax Shelter sont moins tentées par cette ligne, qui devient de facto une sorte de sanctuaire pour les premiers ou deuxièmes films, souvent d'initiative belge, ou les productions créatives qui ne s'inscrivent pas dans les configurations habituelles.
La session initiale de la ligne mixte Wallimage/Bruxellimage qui a eu lieu en juillet 2009 a vu l'arrivée de sociétés qui n'avaient jamais déposé de dossier auprès de Wallimage. Pour la première fois, Wallimage a ainsi décidé de cofinancer une série documentaire ou un projet purement flamand. Deux nouveautés !
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La nature de la ligne mixte induit-elle pour les producteurs un mode de dépenses différent ?
Vu la nature bicéphale de cette ligne, les films retenus vont faire 50% de leurs dépenses en Wallonie et 50% à Bruxelles.
Aujourd'hui, un producteur selon le profil du projet qu'il nous amène a donc le choix entre trois guichets très différents:
Wallimage/Bruxellimage, ligne mixte qui peut investir 2 millions d'euros, Wallimage-animation, ligne d'un million d'euros exclusivement consacrés aux séries d'animation et Wallimage-traditionnel qui dispose de 2.5 millions d'euros ce qui est son budget depuis le début. L'accord avec la région bruxelloise n'a pas vidé de sa substance les investissements historiquement réalisés en Wallonie.
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Pourquoi avoir spécialisé la ligne Wallimage-Bruxellimage sur les œuvres avec un profil économique mineur plutôt que l'inverse ?
Cette décision découle d'une analyse simple : les besoins des régions wallonnes et bruxelloises sont assez différents. En région bruxelloise, le secteur industriel a bien résisté et est historiquement plus puissant alors que les sociétés créées en Wallonie sont encore jeunes et fragiles. Par contre, sur Bruxelles il y a énormément de talents (personnes physiques), qui sont au chômage. Or, il ressort de l'étude des 50 premiers dossiers soutenus par Wallimage, que les films d'initiative belge ainsi que les premiers ou deuxièmes films font plus de dépenses en personnes physiques qu'en personnes morales.
Une autre raison à ce constat est que les entreprises de services offrent de meilleures conditions aux films belges. Il y a donc moins d'argent qui circule. Par contre, les grandes productions internationales qui viennent en Belgique pour Wallimage et le tax shelter font beaucoup travailler l'industrie technique, les labos, les studios son...
En profilant ainsi les deux lignes, Wallimage répond de manière assez précise aux besoins spécifiques des deux régions. Si ce n'est pas le cas, la logique sera adaptée.
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Wallimage/Bruxellimage opère-t-il aussi selon un système de sessions trimestrielles?
Le premier million bruxellois a été voté en juin 2009. Une première session a suivi en juillet et une deuxième en octobre. Chacune de ces sessions a bénéficié d'une somme globale de 1 million ce qui est exceptionnel. Depuis le 1er janvier 2010, la ligne mixte s'appuie sur quatre sessions dotées chacune de 500.000 euros. Par contre, ces sessions ne seront pas simultanées à celles de Wallimage.
Le jour où le conseil d'administration de Wallimage se réunit pour choisir les films cofinancés par le fonds wallon est le jour du dépôt des dossiers pour la ligne mixte. Une raison très simple à cela: éviter que les producteurs refusés pour la ligne Wallimage ne se replient en catastrophe avec un projet mal étudié sur la ligne mixte.
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La création de la ligne mixte modifie-t-elle le fonctionnement interne de Wallimage ?
Depuis juillet 2009, Wallimage organise 10 sessions différentes. Dorénavant, ce sont entre 20 et 30 projets qui, chaque année, seront cofinancés par le fonds wallon. Une partie d'entre eux le seront donc avec la région bruxelloise. Pour éviter d'être noyée, Stéphanie Hugé s'est donc vu adjoindre Vanessa Vincent qui était auparavant la coordinatrice administrative de Wallimage. Vanessa s'occupera de vérifier les dépenses réellement effectuées par les maisons de production. Stéphanie de son côté passera désormais un mois et demi à analyser les dossiers, puis un mois et demi à suivre les tournages et ainsi de suite, quatre fois par an.
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Wallimage dispose-t-il d'un bureau spécifiquement bruxellois ?
La naissance de la nouvelle ligne Wallimage/Bruxellimage coïncide avec l'ouverture d'un bureau Bruxellimage situé à l'angle de la Place Royale, en plein cœur de la Capitale. La Région de Bruxelles-Capitale désirait que son accord avec la Région wallonne s'incarne physiquement dans un lieu symbolique. Wallimage a donc hérité de deux bureaux situés dans les locaux du BIP (Bruxelles Info Place).
Deux nouveaux collègues les occupent. Ils constituent à eux deux un nouveau département centré sur la communication de la société. Le C.A. de Wallimage a en effet pris le parti de ne pas disperser les compétences en recréant à Bruxelles ce qui existait dans les bureaux montois. Le siège hainuyer reste le centre d'analyse qui conseille dans leurs investissements les deux filiales Wallimage Coproductions et Wallimage Entreprises.
À Bruxelles, les nouveaux venus s'occupent de communication business to business, des événements plus grands publics mais aussi de la représentation du fonds dans les grands festivals.
Le bureau de Bruxelles est également responsable des annuaires professionnels (c'est en effet sur Bruxelles qu'ils doivent le plus être complétés !), de la coordination des Bureaux d'Accueils de Tournages wallons et, bien sûr, vu sa situation, il sert d'interface avec les professionnels flamands !
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Quel est l'impact espéré en région bruxelloise?
L'impact réel ne se mesurera naturellement qu'au fil des mois, mais la première analyse qui repose sur les deux sessions initiales est assez étonnante. Pour l'instant, on constate des retombées financières flirtant avec les 600%. Jusqu'ici 920.000 euros ont été utilisés pour financer des productions qui ont investi plus de 6 millions d'Euros en région bruxelloise. Dans l'industrie technique et en personnes physiques. C'est énorme. En comparaison, du côté wallon, le ratio est plutôt de 4.5/1. Ce bilan wallon est conforme au bilan de la ligne régionale: c'est déjà un résultat exceptionnel. En résumé, pour la région wallonne, cette ligne mixte ne change pas grand-chose; pour Bruxelles, par contre, c'est une opération hors du commun.
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Quelle est la pérennité de la ligne mixte ?
Le contrat qui lie les régions wallonne et bruxelloise court sur trois ans. À l'issue de cette période, il y aura une évaluation qui débouchera sur trois possibilités: soit, l'opération sera renouvelée pour une nouvelle période à définir, soit elle sera stoppée, soit la région bruxelloise décide de doter Bruxellimage d'un budget plus conséquent et de faire cavalier seul. Dans ce cas, Wallimage se reconcentrerait sur sa ligne wallonne et sa ligne destinée aux séries d'animation.
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En quoi la production de séries d'animation est-elle différente des longs métrages live ou d'animation ?
Quelle était la situation de l'animation en Belgique au début du siècle ?
Qu'est-ce que Wallimage a changé pour l'animation en Wallonie ?
Pourquoi a t'on décidé de créer une ligne spécifique pour l'animation?
Comment expliquer l'explosion des projets liés à l'animation en Wallonie ?
Quel type de projet est soutenu par Wallimage ?
Qu'est-ce que le projet Casper ?
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En quoi la production de séries d'animation est-elle différente des longs métrages live ou d'animation ?
Les séries d'animation coûtent très cher et leur production prend, en général, entre 18 et 24 mois. Pendant toute cette période, 15 ou 20 personnes travaillent parfois à temps plein ce qui représente des dépenses éligibles considérables. Le développement de l'animation en Wallonie a aussi permis l'émergence de studios comme Dreamwall, CoToon, Sika ou même Victor qui se lance dans le créneau. Ces structures très lourdes n'auraient pas pu se mettre en place sans un soutien lié aux projets développés ou aux sociétés elles-mêmes ce qui est le core business de Wallimage-Entreprises. Ces compagnies ne peuvent être rentables que si elles tournent en permanence.
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Quelle était la situation de l'animation en Belgique au début du siècle ?
Aucun soutien public n'existait en Belgique pour les séries d'animation. La communauté française ou le VAF n'interviennent pas dans ce genre de projet. Les télés préachètent, mais leur apport n'est pas déterminant. Résultat logique: toute la production était effectuée à l'étranger, en France par exemple où la demande permettait déjà à des entreprises de se développer ou plus loin, là où la main d'œuvre est moins chère: en Asie ou dans les Pays de l'Est. Le tax-shelter a été le premier incitant efficace. Wallimage a complété l'offre avec son approche spécifique.
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Qu'est-ce que Wallimage a changé pour l'animation en Wallonie ?
Dès que Wallimage Entreprises a été créé, des studios d'animation l'ont sollicité. Pour leur permettre de subsister, il faut impérativement que les activités se multiplient. Et pour cela l'aide de Wallimage-Coproductions était nécessaire. Les producteurs nous ont donc soumis des séries qui se retrouvaient en concurrence avec les dossiers de long métrage. Ces projets correspondaient parfaitement à notre démarche et les données financières étaient en général très pertinentes. Wallimage a décidé de cofinancer quelques séries et la pompe était amorcée.
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Pourquoi a t'on décidé de créer une ligne spécifique pour l'animation?
Wallimage a très vite reçu beaucoup de dossiers qui concernaient des séries télé d'animation. Ils étaient en général très solides, pertinents et alléchants. Le revers de la médaille est que ces séries coûtaient cher et qu'elles rognaient considérablement l'enveloppe générale dédiée à la fiction.
En 2007, lorsque Wallimage a choisi de soutenir la série d'animation Nouky et ses amis, c'est la seule initiative qui a pu être retenue au cours de cette session. Elle dévorait tout le budget. C'était un magnifique projet, mais tout un pan de la fiction "live" se retrouvait en difficulté.
C'est pourquoi notre ministre de tutelle Jean-Claude Marcourt après une analyse pertinente de la situation a décidé d'ouvrir une ligne spécifiquement dédiée aux séries d'animation. Cette ligne dotée d'un million d'euros est désormais articulée autour de quatre sessions annuelles. Ainsi, on n'a pas touché aux 2.5 millions réservés aux longs métrages.
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Comment expliquer l'explosion des projets liés à l'animation en Wallonie ?
Les séries d'animation ont toujours été très prisées. En France où la demande est suffisante et les structures en place depuis plus longtemps, beaucoup de projets sont développés chaque année. En Belgique, le désert s'expliquait par l'absence de soutien public et un potentiel faible qui ne garantissait pas la pérennité des entreprises. Les étrangers ne venaient pas chez nous. Pire: les Belges partaient réaliser leurs projets dans d'autres contrées. Ce fut le cas de Dupuis dont le studio d'animation s'était expatrié en France emportant tout le patrimoine belge de la société. La création de Dreamwall a permis de rapatrier des programmes qui se seraient concrétisés ailleurs. Ce que Dupuis perd en termes de coût de la main d'œuvre par rapport à l'Asie par exemple est compensé par les incitants financiers des mécanismes régionaux et fédéraux mis en place dans notre pays. Pour Nouky, le créateur des jouets s'est dit: "je suis propriétaire d'une mine d'or, pourquoi déléguer ? On peut maintenant développer des séries en Belgique…
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Quel type de projet est soutenu par Wallimage ?
Wallimage organise deux sessions par an et pour chacune de ces échéances, quatre ou cinq séries sont présentées. Les dossiers sont évalués comme ceux de la ligne "longs métrages".
En terme de "qualité" de dépenses éligibles, Wallimage essaie de soutenir les projets qui font appel à des studios wallons ce qui permet de pérenniser l'emploi et les structures. Si en face d'un projet structurant, un autre concerne une série animée à l'étranger pour laquelle on ne ferait que le son en Belgique, il est clair que Wallimage a tendance à privilégier le premier type de demande où dix-huit personnes travailleront pendant deux ans.
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Qu'est-ce que le projet Casper ?
La grande idée qui se cache derrière Casper (voir article) est de nourrir des synergies entre trois entités voisines: la Wallonie, la Flandre et la région Nord-Picardie. Avec le cinéma traditionnel, ce n'est pas toujours possible, mais l'animation permet de réaliser chaque aspect dans des endroits différents selon les besoins et les opportunités.
On peut animer dans une région, enregistrer le son dans une autre, coloriser ailleurs, etc. Casper doit aider à financer un pilote. L'objectif est de révéler un projet capable de se développer ensuite pour que ceux qui auront été choisis viennent dans les fonds solliciter des investissements à long terme. On espère vraiment repérer une perle.
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Le Chant de la Mer
Tomm Moore
Sortie en Belgique le 10 décembre 2014
A la mort de sa mère, le petit Ben (8 ans) et sa sœur Saoirse partent vivre en ville chez leur grand-mère.
Lorsqu’ils se décident à revenir dans leur maison, (...)
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La French
Cédric JIMENEZ
Sortie en Belgique le 03 décembre 2014
Marseille, 1975. Pierre Michel est un jeune magistrat arrivant de Metz avec sa famille. Il est nommé juge du grand banditisme. Il est déterminé à s’attaquer à la (...)
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Astérix : le domaine des dieux
Louis Clichy, Alexandre Astier
Sortie en Belgique le 26 novembre 2014
Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et (...)
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Je suis à toi
David Lambert
Sortie en Belgique le 26 novembre 2014
Lucas, un jeune escort boy argentin sans le sou, fait tout ce qu’il peut pour survivre à Buenos Aires. Un jour, sur internet, il rencontre Henry, un boulanger belge qui souffre de solitude et (...)
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Tous les films
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11 décembre 2014 - 17:19:05
Le chant de l’anime
Avec deux films sur les trois premières marches du Box-office français, Wallimage se régale. D’autant que, au-delà du succès populaire, La (...)
09 décembre 2014 - 10:36:02
Deux Jours, une nuit à L.A. ? (en février de préférence)
Deux Jours, une nuit, produit par les films du Fleuve et cofinancé par Wallimage, est donc le long métrage qui va fièrement représenter la Belgique aux Oscars.
03 décembre 2014 - 09:06:21
Une marmite de potion magique pour la Wallonie
L’arrivée d’Astérix - Le domaine des dieux sur les écrans belges et français est un évènement important pour Wallimage.
C’est en quelque sorte (...)
28 novembre 2014 - 20:40:12
Wallimage et le Fonds des médias du Canada vont développer des médias numériques interactifs
Le Fonds des médias du Canada (FMC) et Wallimage (Wallonie, Belgique) ont annoncé aujourd’hui la conclusion d’une entente visant à établir une mesure incitative en vue (...)
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Toutes les actualités
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