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Comment est né Wallimage Entreprises ?
Quelle a été la première entreprise à bénéficier du soutien de Wallimage Entreprises ?
Quelle est la différence entre Wallimage Entreprises et l'ancienne ligne entreprise de la Sowalim ?
La création de la ligne d’investissement Wallimage-Bruxellimage a-t-elle un impact sur Wallimage Entreprises ?
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Comment est né Wallimage Entreprises ?
À sa création en 2001, le fonds régional wallon était scindé en deux: Wallimage, société de conseils en investissements et la Sowalim, société wallonne de l'image disposant annuellement de 2.5M d'Euro pour financer des films et de 800.000 euros pour aider des entreprises à se développer.
Cette structure est restée stable pendant plusieurs années, mais lorsque le nombre de sociétés innovantes s'est accru en région wallonne, les 800.000 euros devenaient insuffisants par rapport aux investissements à consentir pour remplir la fonction première du fonds: développer le tissu industriel audiovisuel en région wallonne.
Le ministre Marcourt a alors suggéré de transférer les actions que la Sowalim détenait dans plusieurs compagnies au sein d'une société tierce, l'incubateur wallon de l'image numérique. Cette société avait été créée dans l’optique de gérer un bâtiment d’accueil pour les sociétés d’archivage numérique, mais le projet malgré son aspect visionnaire, n’avait pas abouti. En juillet 2008, la Sowalim a donc fait apport de ses actifs dans la société. Il y a même eu un petit ajout supplémentaire en cash: l'argent qui restait disponible pour les sociétés a été injecté dans le capital de l'Inwa.
Suite à cette opération, la Sowalim se retrouvait actionnaire à hauteur de 13% de cette société, en échange de quoi, l'Inwa a demandé à Wallimage d'être son conseil en investissements.
La mission déléguée par la Région au Fonds wallon a donc été élargie et Wallimage a commencé à faire pour l'Inwa ce qu'il faisait déjà pour la Sowalim, mais en spécifiant les attributions : dès qu'il s'agit de financer des coproductions, c'est la Sowalim qui s'en charge tandis que l'Inwa prend en charge les investissements dans les sociétés.
Dans un souci de transparence et de rationalisation, la Sowalim est alors devenue Wallimage Coproductions et l'Inwa a été rebaptisée Wallimage Entreprises ce qui a le mérite de dégager, même si c'est indirect, un effet de holding entre les trois sociétés et de distinguer nettement les investissements dans les œuvres des investissements dans les sociétés.
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Quelle a été la première entreprise à bénéficier du soutien de Wallimage Entreprises ?
La première société à avoir bénéficié du soutien de la ligne entreprise de l'ex-Sowalim est CinéServices qui est aujourd'hui relativement autonome. CinéServices n'est plus liée au fonds wallon que via un prêt en cours de remboursement. Les privés ont racheté les parts détenues par la région wallonne, ce qui, depuis le début, constitue l'objectif ultime de Wallimage.
La première entreprise financée par Wallimage Entreprises dans sa version actuelle, est Neuro TV.
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Quelle est la différence entre Wallimage Entreprises et l'ancienne ligne entreprise de la Sowalim ?
La société Wallimage Entreprises, telle qu'elle existe aujourd'hui, est l'aboutissement d'un processus décrit ici. Mais c'est aussi la continuation de l'ancienne ligne entreprise de la Sowalim. Les gens du secteur n'y ont pas vu de différence notable. Tout s'est passé en souplesse. Cela dit, comme la société devenait autonome, la communication a été intensifiée et cet écho médiatique a attiré de nouveaux entrepreneurs qui ont compris le bénéfice qu'il pouvait tirer de ce soutien financier et stratégique. Les professionnels savent désormais qu'un guichet existe pour eux.
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La création de la ligne d’investissement Wallimage-Bruxellimage a-t-elle un impact sur Wallimage Entreprises ?
Pour l'instant, la création de la ligne mixte n'a aucun impact sur Wallimage Entreprises dont la mission est de structurer des entreprises en Région wallonne uniquement. Cela ne signifie pas que les entreprises bruxelloises ne peuvent pas avoir un guichet analogue, mais cela concerne avant tout le gouvernement de la région bruxelloise.
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Comment fonctionne financièrement Wallimage Entreprises ?
Le capital de Wallimage Entreprises sera-t-il éternellement suffisant ?
Quels sont les types d'interventions financières de Wallimage Entreprises ?
Wallimage Entreprises peut-il réinvestir dans une société dans laquelle elle est déjà présente ?
Y a-t-il une durée maximale après laquelle Wallimage Entreprises est tenue de quitter le capital d'une entreprise ?
Les prêts octroyés aux entreprises sont-ils des prêts à intérêts ?
Wallimage-Entreprises gagne-t-il de l'argent en entrant dans le capital des entreprises qu'il soutient ?
Quelles plus-values Wallimage Entreprises peut-elle escompter lorsqu'elle revend ses parts dans une société ?
Au-delà de l'investissement financier, quel est l'apport de Wallimage Entreprises dans une société qu'il soutient ?
Quelles démarches, une entreprise qui souhaiterait solliciter le soutien de Wallimage doit-elle effectuer ?
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Comment fonctionne financièrement Wallimage Entreprises ?
Le capital de Wallimage Entreprises est de 6.5 millions d'Euros. À la différence de Wallimage Coproductions qui fonctionne avec des sommes allouées annuellement qui sont des avances récupérables octroyées par la RW, Wallimage Entreprises dispose de toutes les liquidités.
Cet argent est là pour dynamiser les entreprises. Wallimage est un cœur, l'argent est le sang, les sociétés que nous soutenons sont des organes. Comme le sang, cet argent doit donc circuler.
Si Wallimage Entreprises a consenti un prêt à une entreprise, celui-ci doit être remboursé sur une base régulière. Lorsque Wallimage Entreprises entre dans le capital d'une société, c’est dans l’optique de revendre ses parts par la suite, car le fonds régional n'a pas vocation à rester éternellement dans des compagnies privées. Le but est d'aider des entrepreneurs à démarrer ou à se développer, puis de voir des capitaux privés remplacer ceux de Wallimage Entreprises.
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Le capital de Wallimage Entreprises sera-t-il éternellement suffisant ?
Ce capital de 6.5 millions qui doit éternellement circuler, c'est la théorie. La métaphore du corps a ses limites puisqu'ici les organes peuvent se multiplier et que pour les irriguer plus de sang peut être nécessaire.
Pour l'instant, la plupart des entrepreneurs préfèrent garder Wallimage Entreprises comme partenaire parce qu'en plus des fonds, ils reçoivent un soutien au niveau de la gestion. Souvent ces nouvelles sociétés sont créées par des artistes, ravis de pouvoir compter sur des spécialistes capables de dresser des PV d'assemblées générales ou de leur donner des conseils stratégiques au niveau de la finance. Comme ces gens n'ont en général pas de gros moyens propres, ils n'ont pas envie de se retrouver trop vite livrés à eux-mêmes. En cas de croissance rapide, ils souhaitent que Wallimage Entreprises puisse à nouveau les aider à supporter un choc financier. Résultat: l'argent a tendance à rester bloqué plus longtemps qu'escompté.
Beaucoup d'investissements ont déjà été faits et à un moment ou à un autre se posera la question de l'évolution de la ligne de financement. L'échéance n'est pas imminente. À ce rythme, Wallimage Entreprises peut encore vivre sur ces bases pendant trois, quatre, voire cinq ans.
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Quels sont les types d'interventions financières de Wallimage Entreprises ?
Wallimage Entreprises peut intervenir sous forme de prise de participation au capital ou de prêts qui peuvent être subordonnés, assortis de warrants, obligataires…
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Wallimage Entreprises peut-il réinvestir dans une société dans laquelle elle est déjà présente ?
Il peut arriver qu'une société ait besoin de recapitaliser, que les privés n'aient pas l'opportunité de couvrir la totalité des besoins et qu'une nouvelle intervention institutionnelle soit la seule possibilité. Cet investissement supplémentaire ne doit toutefois pas placer Wallimage Entreprises dans une position d'actionnaire majoritaire, ce n'est pas sa vocation, ce qui implique parfois des montages financiers complexes. En effet, Wallimage Entreprises veut se cantonner à un rôle de partenaire financier, en aucun cas devenir propriétaire de sociétés d'initiative privée.
Toutes les décisions sont prises au cas par cas afin de trouver le montage le plus adéquat.
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Y a-t-il une durée maximale après laquelle Wallimage Entreprises est tenue de quitter le capital d'une entreprise ?
Dans le règlement initial, les prises de participation, ainsi que les prêts devaient durer entre 5 et 8 ans. Dans la réalité, l’évolution des affaires entraîne généralement un partenariat plus long. En effet, même lorsque les sociétés fonctionnent bien, les patrons préfèrent souvent réinvestir dans leur société pour aider celle-ci à grandir plutôt que d'utiliser leurs fonds propres pour nous racheter.
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Les prêts octroyés aux entreprises sont-ils des prêts à intérêts ?
Tous les prêts octroyés sont assortis d'intérêts. Pour être en compatibilité avec les normes européennes, Wallimage Entreprises est de toute manière obligé de fonctionner aux taux du marché.
Cela dit, les dossiers sont évidemment traités au cas par cas: quand ils semblent très risqués, ce sont les taux du marché stricto sensu qui sont appliqués, exactement comme ce qu'une banque traditionnelle pourrait proposer si elle acceptait de prêter des capitaux. Si, par contre, il s'agit par exemple d'un nouveau prêt octroyé à une compagnie partenaire pour lequel le dossier est solide, des taux planchers seront éventuellement pratiqués. Mais les normes européennes et les règles d'usage sont toujours scrupuleusement respectées.
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Wallimage-Entreprises gagne-t-il de l'argent en entrant dans le capital des entreprises qu'il soutient ?
Tout actionnaire peut être amené à toucher des dividendes. Encore faut-il que la société génère des bénéfices et que le conseil d'administration décide de rémunérer les actionnaires plutôt que d'affecter ces bénéfices à réinjecter des fonds dans la société. Wallimage Entreprises n'est pas une ASBL. L'idéal serait que ses participations soient rémunérées.
Dans le contexte actuel, les sociétés ont tendance à avoir des trésoreries très tendues et des structures financières assez faibles. Dans les conseils d'administration auxquels elle participe, Wallimage Entreprises pousse généralement à un réinvestissement dans la société. Il est préférable de considérer le projet à long terme et d'être l'actionnaire d'une société viable qui au fil du temps se solidifie plutôt que d'une société qui dès qu'elle génère quelques bénéfices les distribue et sollicite Wallimage Entreprises un an plus tard pour réintervenir. Pour l'instant, les dividendes sont donc très rares.
Quand les parts de Wallimage Entreprises sont rachetées par un des actionnaires, l'objectif est par contre de dégager une plus value.
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Quelles plus-values Wallimage Entreprises peut-elle escompter lorsqu'elle revend ses parts dans une société ?
Lorsque Wallimage Entreprises intervient à la naissance d'une société, le prix de l'action est très simple à calculer: c'est le montant du capital divisé par le nombre d'actions. Quand une société existe déjà depuis quelque temps, qu'elle a acquis une certaine expérience et un peu de notoriété, la valeur de l'action est à l'appréciation de chacun ou peut être déterminée par un réviseur. On ne peut donc pas apporter de réponse à cette question, tout dépend du cas concerné et du racheteur potentiel.
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Au-delà de l'investissement financier, quel est l'apport de Wallimage Entreprises dans une société qu'il soutient ?
Si Wallimage Entreprises intervient sous forme de prêt, les gestionnaires de la société se doivent de communiquer des états comptables trimestriels ou semestriels, mais lorsque les tableaux de remboursements sont respectés, les contacts restent limités. Nous restons bien sûr à la disposition des entrepreneurs pour des conseils, mais nous ne nous impliquons pas au quotidien. Bien sûr, lorsque les tableaux d'amortissement ne sont pas respectés, ce qui est signe de problème, il y a une implication plus importante.
Si, par contre Wallimage Entreprises entre dans le capital d'une entreprise, cette participation se double d'un poste au conseil d'administration. Quand la prise de participation est faible et que l'équipe en place est bien structurée, Wallimage Entreprises se contente d'un poste d'observateur. Toutefois, au niveau du suivi, en termes de temps, ça ne change pas grand-chose: il faut assister à tous les conseils et les préparer sinon ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Un observateur est donc aussi bien informé qu'un administrateur, mais il n'a pas de droit de vote.
Quand l'équipe artistique est solide, mais qu'il pourrait y avoir une faiblesse au niveau de la gestion, ou quand l’investissement atteint un certain niveau, Wallimage Entreprises demande un poste d'administrateur. Il est alors possible d'intervenir au quotidien dans la gestion financière et, éventuellement, dans la gestion administrative. Bien sûr, pas du tout dans la gestion technique. Wallimage Entreprises ne veut pas étouffer les entrepreneurs et se cantonne souvent à un mode de gestion relativement extérieur, mais il est exigé que toute une série de règles et de procédures soient respectées à la lettre. C'est important tant pour le respect du code des sociétés que pour le suivi du dossier.
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Quelles démarches, une entreprise qui souhaiterait solliciter le soutien de Wallimage doit-elle effectuer ?
On pourrait imaginer que Wallimage Entreprises démarche des entreprises pour proposer de les soutenir. Ça n'a jamais été le cas jusqu’ici, car les sollicitations d'initiative privée sont très nombreuses.
En général, les entrepreneurs prennent un premier contact avec Philippe Reynaert ou avec Virginie Nouvelle et définissent leur idée et leurs intentions en quelques minutes. Si le projet semble prometteur et solide, l'entrepreneur est convié à fournir une série de renseignements complémentaires: les statuts de la société si elle existe déjà, un descriptif des projets, les CV des entrepreneurs, le montage financier, les résultats passés s'il y en a et un plan prévisionnel sur minimum trois ans.
Ce dossier est essentiel pour envisager une collaboration, car il faut connaître les chiffres clés avant de savoir si la présence de Wallimage Entreprises est souhaitable ou pas. Ce dossier est aussi l'occasion de vérifier que les projets ne se résument pas à une simple bonne idée théorique qui n'a même pas encore été couchée sur papier ni chiffrée.
Au contraire de Wallimage Coproductions où il y a un dossier déposé, une analyse et une décision irrévocable, on entre ensuite dans un ping-pong entre Wallimage et l'entrepreneur. Ces échanges sont indispensables, car toutes les informations nécessaires ne sont jamais immédiatement fournies. Avant de s'engager, le C.A. de Wallimage Entreprises doit comprendre la manière dont l'entrepreneur appréhende son projet, s'il s'est posé les bonnes questions, s'il a bien identifié ses besoins, s'il ne s'est pas trompé dans son estimation.
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Quel est le profil des sociétés qui ont le plus de chances d'être soutenues par Wallimage Entreprises ?
Y-a-t-il des secteurs de l'industrie audiovisuel qui se prêtent mieux à une collaboration avec Wallimage Entreprises ?
Wallimage Entreprises a-t-il déjà été approché par des sociétés au profil atypique ?
Wallimage Entreprises ne s'engage pas dans tous les projets qui lui sont proposés. Qu'est-ce qui peut motiver un refus ?
Qui décide du montant de l'intervention de Wallimage Entreprises ?
L'intervention de Wallimage Entreprises est-elle très rapide ?
Certaines collaborations se sont-elles révélées être un échec ?
Comment se passe la cohabitation entre les entrepreneurs ou investisseurs privés et une société publique comme Wallimage Entreprises ?
Y a-t-il interactivité entre les différentes sociétés soutenues par Wallimage ?
Wallimage Entreprises peut-il conseiller à Wallimage Coproductions de soutenir un film qui dépenserait de l'argent dans une entreprise précise ?
Quel type de développement peut-on attendre de Wallimage Entreprises ?
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Quel est le profil des sociétés qui ont le plus de chances d'être soutenues par Wallimage Entreprises ?
Les sociétés qui sollicitent le plus régulièrement Wallimage Entreprises sont des prestataires techniques auprès desquels les producteurs sont amenés à faire des dépenses. Ces sociétés qui ont beaucoup de travail sont les plus aptes à prendre des risques pour se développer. Si une société X qui travaille dans le domaine des effets spéciaux vient voir Wallimage Entreprises pour expliquer: "on a une grosse commande d'un producteur, on va devoir engager du personnel et acheter du matériel pour faire face à ce défi, êtes-vous prêts à le faire avec nous ?", il est évident que cette démarche entre totalement dans les objectifs définis pas la Région wallonne.
Nous sommes toutefois parfois sollicités par des sociétés actives dans l’audiovisuel, mais moins directement liées au secteur du cinéma. Dans ce cas, les risques seront d’autant plus évalués, mais un investissement est tout à fait envisageable si nous croyons aux possibilités de l’entreprise et aux compétences des porteurs de projet. Ça a notamment été le cas pour I-Movix.
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Y-a-t-il des secteurs de l'industrie audiovisuel qui se prêtent mieux à une collaboration avec Wallimage Entreprises ?
Sur base des premières années de fonctionnement, on constate que les sociétés qui ont a priori le plus besoin de Wallimage Entreprises se trouvent dans le domaine de la manipulation d'images ou dans celui de l'animation. Dans ces secteurs, il est possible de comparer un business plan à un autre pour estimer le potentiel d'une compagnie. Ce qui n'est pas toujours le cas.
Les sociétés actives dans le son constituent également notre « public cible ».
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Wallimage Entreprises a-t-il déjà été approché par des sociétés au profil atypique ?
Wallimage Entreprises a déjà été sollicité par des sociétés porteuses de projets beaucoup moins classiques et a alors dû analyser le modèle économique spécifique de ces sociétés, ce qui demande du temps. Neuro TV, Virtualis ou I-Movix sont, par exemple, des sociétés qui développent des approches très spécifiques et ont des besoins qui le sont tout autant. Difficile de faire des comparaisons avec d'autres sociétés. Chaque niche a des caractéristiques qui la distinguent d'une autre.
Ces sociétés ont souvent un projet plus abstrait, des besoins à long terme non directement liés à une commande spécifique, à un objectif immédiat. Comme dit précédemment, elles ont donc plus de difficulté à convaincre surtout si leur core business n'est pas directement lié au cinéma qui est quand même le cœur de cible de Wallimage Entreprises.
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Wallimage Entreprises ne s'engage pas dans tous les projets qui lui sont proposés. Qu'est-ce qui peut motiver un refus ?
Imaginons une société qui existe depuis un certain temps, qui excelle sur le plan technique, mais ne parvient pas à atteindre son seuil de rentabilité. Elle contacte Wallimage Entreprises. Si le modèle économique a peu de chances d'être viable, si les charges sont ingérées, mal gérées ou surdimensionnées par rapport au potentiel de chiffre d'affaires que la société peut générer, le fonds ne va pas s'engager. Wallimage Entreprises adopte une optique plutôt défensive dans l'examen des dossiers.
Par contre, le fonds peut prendre des risques en s'engageant sur des projets qui ne dégageront pas des marges énormes. Si une société peut créer de l'emploi, de l'activité, qu'elle est bien structurée et que son seuil de rentabilité peut être atteint dans des délais raisonnables, un partenariat est sans doute possible.
Il ne faut jamais perdre de vue la raison d'être de Wallimage et de ses filiales: permettre à un maximum de gens de travailler dans le domaine de l'audiovisuel et générer des flux financiers en région wallonne. Ce qui ne signifie pas que Wallimage Entreprises est là pour maintenir une compagnie moribonde en coma artificiel.
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Qui décide du montant de l'intervention de Wallimage Entreprises ?
Les besoins doivent être estimés par l'entrepreneur. Personne ne sera jamais mieux placé que lui pour calculer le montant de l'intervention dont il a besoin. S'il ne peut répondre à toutes les questions que Wallimage Entreprises lui pose, s'il ne les a jamais envisagées, c'est la preuve flagrante que le projet n'est pas prêt. Quand les besoins sont identifiés, le montage financier est alors discuté, sur base d’apports privé/public comparables.
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L'intervention de Wallimage Entreprises est-elle très rapide ?
L'idéal est que la société demanderesse reçoive rapidement une réponse, qu'elle soit positive ou négative. Si le projet est mûr et bien maîtrisé par son porteur, la décision peut être prise en un mois. Mais souvent, on a besoin d’éclaircissements, d’ajustements, de rectifications. Même si le projet technique est épatant, il faut que le business plan soit solide et que toutes les zones d'ombres soient éclaircies. Cet échange d’informations prend en général un peu de temps, car l’entrepreneur lui-même est souvent amené à reconsidérer certains aspects de son projet.
Quand Virginie Nouvelle a terminé son analyse et après concertation avec Philippe Reynaert, elle la propose au conseil d'administration qui en débat. En général, même lorsque l'avis est favorable, il est assorti de toute une série de conditions qui sont les préalables obligatoires à une collaboration. Ces conditions sont remplies plus ou moins vite par l'entrepreneur avec certaines pierres d'achoppement qui sont inévitables. Il arrive que le dossier doive être présenté une seconde fois au C.A. de Wallimage Entreprises.
Le temps pour que tout le monde tombe d'accord et que les conditions soient remplies dans des proportions correctes est donc variable. Parfois les accords de collaboration sont rapidement trouvés; parfois, ils mettent du temps à se concrétiser.
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Certaines collaborations se sont-elles révélées être un échec ?
Certaines collaborations sont de franches réussites, certaines donnent des résultats mitigés. Et d'autres sont des échecs indiscutables. Dans un secteur aussi pointu, dans une époque aussi compliquée, c'est inévitable. Malgré de bonnes dispositions, un projet technique séduisant et un business plan convaincant, certains projets peuvent dériver.
Aujourd'hui, Wallimage Entreprises peut consulter le service juridique de la SRIW pour élaborer des conventions solides et adaptées aux différentes situations. Ainsi, si une société dans laquelle Wallimage Entreprises est impliquée prend une direction qui ne paraît pas adéquate, certaines clauses de la convention permettent à Wallimage Entreprises de limiter les dégâts.
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Comment se passe la cohabitation entre les entrepreneurs ou investisseurs privés et une société publique comme Wallimage Entreprises ?
Les entrepreneurs voient Wallimage Entreprises comme un partenaire à part entière. Ils n'essaient pas de biaiser. Ils savent que ce n'est pas leur intérêt, car ils ne le feraient qu'une fois et perdraient tout crédit pour leurs activités futures.
La tentation pourrait être forte pour les entrepreneurs privés de se dire: "On va s'en mettre plein les poches et la Région wallonne récupérera juste sa mise."
Mais ce n'est pas ainsi que ça fonctionne. Si Wallimage Entreprises leur fait confiance et prend des risques avec eux au départ, tout le monde doit profiter des retombées positives à parts égales. Si leur société rapporte beaucoup d'argent, les entrepreneurs ont toujours l'opportunité de racheter les parts qui ne leur appartiennent pas encore. C'est même l'objectif de ce processus. Dans ce cas, Wallimage Entreprises part avec une plus-value et tout le monde est content. Par contre, si un investisseur privé extérieur débarque dans une affaire soudain florissante et propose de racheter les parts de la Région wallonne pour une bouchée de pain, la réponse sera catégoriquement négative.
Le but est de favoriser une industrie, pas d'enrichir des investisseurs privés qui pouvaient se lancer dans l'aventure dès le départ quand les risques étaient réels. S'ils veulent entrer dans la danse lorsque tout va bien, ils devront payer le prix fort.
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Y a-t-il interactivité entre les différentes sociétés soutenues par Wallimage ?
Quand un entrepreneur imagine un projet, il se peut qu'il ne soit pas au courant qu'une société du même type existe déjà sur le marché wallon. Wallimage Entreprises peut alors lui conseiller de contacter ses concurrents potentiels pour envisager d'établir des synergies ou une association. C'est une proposition. Après, c'est une question d'affinités. On ne peut pas obliger les gens à s'entendre. La plupart des entrepreneurs ont d'ailleurs envie de monter leur affaire seuls. On ne peut naturellement pas exiger qu'ils suivent aveuglément des conseils extérieurs. Mais un des rôles de Wallimage Entreprises est d'allumer des feux orange pour éviter un échec. Voire deux.
Il arrive aussi à Wallimage Entreprises de proposer des collaborations entre certaines sociétés dans lesquelles elle investit. Parfois des synergies se mettent en place et on ne sait plus très bien qui les a suggérées ou si elles se sont créées d'elles-mêmes. Un exemple précis est le rapprochement entre Genval-les-dames et Victor Studio. Aujourd'hui, plus personne ne peut dire qui a eu l'idée. Mais le fait est que si ces deux sociétés additionnent leur potentiel, elles peuvent mettre sur le tapis des services très attrayants.
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Wallimage Entreprises peut-il conseiller à Wallimage Coproductions de soutenir un film qui dépenserait de l'argent dans une entreprise précise ?
Absolument pas. D'abord sur le fond ce serait extrêmement malsain et contraire à toutes les règles élémentaires de concurrence. Ensuite sur la forme c'est impossible. Wallimage Coproductions choisit les films dans lesquels investir sur base d'une grille de cotation très précise.
Il n'y a aucun moyen de sortir de ces cases. Et aucun des critères retenus dans cette grille ne se base sur le fait que Wallimage Entreprises ait investi dans une société donnée. Aucune interférence n'est imaginable. Les Conseils d’Administration des deux structures sont d’ailleurs différents…
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Quel type de développement peut-on attendre de Wallimage Entreprises ?
Le flux des productions doit être constamment réalimenté pour que tous les techniciens du cinéma, toutes les entreprises, continuent d'exister. C’est la raison d’être de Wallimage Coproductions ; si elle disparaît, les producteurs se tourneront vers d'autres régions qui proposent des mécanismes analogues.
Par contre, il n'y a pas de place en Wallonie pour quatre ou cinq entreprises qui font la même chose. Donc, une fois que le paysage sera structuré, l'idéal serait qu'il se pérennise et que Wallimage Entreprises puisse s’effacer peu à peu.
Malheureusement, cette issue favorable a peu de chances de se réaliser à court terme.
Il y a beaucoup de raisons à cela. D'abord la fragilité du marché, fort sensible aux crises. Ensuite la nature des entrepreneurs avec qui Wallimage Entreprises travaille: ce sont moins des financiers que des artistes. Ils ne recherchent pas le profit avant tout, ils acceptent trop souvent de sous-évaluer leurs factures pour décrocher un contrat, car ils pensent que cette carte de visite sera un atout pour la suite. Mais ils recommencent sans cesse cette démarche et s'étranglent financièrement.
Ces sociétés ont donc besoin d'une colonne vertébrale, tant en termes de capitaux que de conseils financiers. C'est pour cela que Wallimage Entreprises ne peut pas disparaître dans les années à venir. Bien sûr, d'ici 15 ans la donne aura peut-être changé, le marché se sera peut-être stabilisé autour d'un paysage audiovisuel fort et prospère. Ce serait l'idéal.
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