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Comment est né Wallimage Entreprises ? |
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Quelle a été la première
entreprise à bénéficier du soutien de
Wallimage Entreprises ? |
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Quelle est la différence entre Wallimage
Entreprises et l'ancienne ligne entreprise de la Sowalim
? |
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La création de la ligne d’investissement
Wallimage-Bruxellimage a-t-elle un impact sur Wallimage Entreprises ? |
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Comment est né Wallimage Entreprises ? |
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À sa création en 2001, le fonds régional
wallon était scindé en deux: Wallimage,
société de conseils en investissements et la
Sowalim, société wallonne
de l'image disposant annuellement de 2.5M d'Euro pour financer
des films et de 800.000 euros pour aider des entreprises
à se développer. |
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Cette structure est restée stable pendant plusieurs
années, mais lorsque le nombre de sociétés
innovantes s'est accru en région wallonne, les 800.000
euros devenaient insuffisants par rapport aux investissements
à consentir pour remplir la fonction première
du fonds: développer le tissu industriel audiovisuel
en région wallonne. |
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Le ministre Marcourt a alors suggéré
de transférer les actions que la Sowalim
détenait dans plusieurs compagnies au sein d'une société
tierce, l'incubateur wallon de l'image numérique.
Cette société avait été créée
dans l’optique de gérer un bâtiment d’accueil
pour les sociétés d’archivage numérique,
mais le projet malgré son aspect visionnaire, n’avait
pas abouti. En juillet 2008, la Sowalim
a donc fait apport de ses actifs dans la société.
Il y a même eu un petit ajout supplémentaire
en cash: l'argent qui restait disponible pour les sociétés
a été injecté dans le capital de l'Inwa.
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Suite à cette opération, la Sowalim
se retrouvait actionnaire à hauteur de 13% de cette
société, en échange de quoi, l'Inwa
a demandé à Wallimage d'être
son conseil en investissements. |
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La mission déléguée par la Région
au Fonds wallon a donc été élargie et
Wallimage a commencé à faire
pour l'Inwa ce qu'il faisait déjà
pour la Sowalim, mais en spécifiant
les attributions : dès qu'il s'agit de financer des
coproductions, c'est la Sowalim qui s'en
charge tandis que l'Inwa prend en charge les investissements
dans les sociétés. |
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Dans un souci de transparence et de rationalisation, la Sowalim
est alors devenue Wallimage Coproductions
et l'Inwa a été rebaptisée
Wallimage Entreprises ce qui a le mérite
de dégager, même si c'est indirect, un effet
de holding entre les trois sociétés et de distinguer
nettement les investissements dans les œuvres des investissements
dans les sociétés. |
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Quelle a été la première entreprise
à bénéficier du soutien de Wallimage
Entreprises ? |
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La première société à avoir bénéficié
du soutien de la ligne entreprise de l'ex-Sowalim
est CinéServices qui est aujourd'hui relativement
autonome. CinéServices n'est plus liée
au fonds wallon que via un prêt en cours de remboursement.
Les privés ont racheté les parts détenues
par la région wallonne, ce qui, depuis le début,
constitue l'objectif ultime de Wallimage. |
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La première entreprise financée par Wallimage
Entreprises dans sa version actuelle, est Neuro
TV. |
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Quelle est la différence entre Wallimage Entreprises
et l'ancienne ligne entreprise de la Sowalim ? |
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La société Wallimage Entreprises,
telle qu'elle existe aujourd'hui, est l'aboutissement d'un
processus décrit ici. Mais c'est
aussi la continuation de l'ancienne ligne entreprise de la
Sowalim. Les gens du secteur n'y ont pas
vu de différence notable. Tout s'est passé
en souplesse. Cela dit, comme la société devenait
autonome, la communication a été intensifiée
et cet écho médiatique a attiré de nouveaux
entrepreneurs qui ont compris le bénéfice qu'il
pouvait tirer de ce soutien financier et stratégique.
Les professionnels savent désormais qu'un guichet
existe pour eux. |
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La création de la ligne d’investissement Wallimage-Bruxellimage
a-t-elle un impact sur Wallimage Entreprises ? |
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Pour l'instant, la création de la ligne mixte n'a aucun impact sur Wallimage Entreprises dont la mission est de structurer des entreprises en Région wallonne uniquement. Cela ne signifie pas que les entreprises bruxelloises ne peuvent pas avoir un guichet analogue, mais cela concerne avant tout le gouvernement de la région bruxelloise. |
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Comment fonctionne financièrement
Wallimage Entreprises ? |
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Le capital de Wallimage Entreprises sera-t-il
éternellement suffisant ? |
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Quels sont les types d'interventions financières
de Wallimage Entreprises ? |
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Wallimage Entreprises peut-il réinvestir
dans une société dans laquelle elle est déjà
présente ? |
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Y a-t-il une durée maximale après
laquelle Wallimage Entreprises est tenue de quitter le capital
d'une entreprise ? |
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Les prêts octroyés aux entreprises
sont-ils des prêts à intérêts ? |
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Wallimage-Entreprises gagne-t-il de l'argent
en entrant dans le capital des entreprises qu'il soutient
? |
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Quelles plus-values Wallimage Entreprises
peut-elle escompter lorsqu'elle revend ses parts dans une
société ? |
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Au-delà de l'investissement financier,
quel est l'apport de Wallimage Entreprises dans une société
qu'il soutient ? |
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Quelles démarches, une entreprise
qui souhaiterait solliciter le soutien de Wallimage doit-elle
effectuer ? |
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Comment fonctionne financièrement Wallimage Entreprises ? |
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Le capital de Wallimage Entreprises est
de 6.5 millions d'Euros. À la différence de
Wallimage Coproductions qui fonctionne avec
des sommes allouées annuellement qui sont des avances
récupérables octroyées par la RW, Wallimage
Entreprises dispose de toutes les liquidités.
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Cet argent est là pour dynamiser les entreprises.
Wallimage est un cœur, l'argent est le sang, les sociétés
que nous soutenons sont des organes. Comme le sang, cet argent
doit donc circuler. |
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Si Wallimage Entreprises a consenti un prêt
à une entreprise, celui-ci doit être remboursé
sur une base régulière. Lorsque Wallimage
Entreprises entre dans le capital d'une société,
c’est dans l’optique de revendre ses parts par
la suite, car le fonds régional n'a pas vocation à
rester éternellement dans des compagnies privées.
Le but est d'aider des entrepreneurs à démarrer
ou à se développer, puis de voir des capitaux
privés remplacer ceux de Wallimage Entreprises.
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Le capital de Wallimage Entreprises sera-t-il éternellement
suffisant ? |
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Ce capital de 6.5 millions qui doit éternellement
circuler, c'est la théorie. La métaphore
du corps a ses limites puisqu'ici les organes peuvent
se multiplier et que pour les irriguer plus de sang peut
être nécessaire. |
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Pour l'instant, la plupart des entrepreneurs préfèrent
garder Wallimage Entreprises comme partenaire
parce qu'en plus des fonds, ils reçoivent un soutien
au niveau de la gestion. Souvent ces nouvelles sociétés
sont créées par des artistes, ravis de pouvoir
compter sur des spécialistes capables de dresser des
PV d'assemblées générales ou de leur
donner des conseils stratégiques au niveau de la finance.
Comme ces gens n'ont en général pas de gros
moyens propres, ils n'ont pas envie de se retrouver trop
vite livrés à eux-mêmes. En cas de croissance
rapide, ils souhaitent que Wallimage Entreprises
puisse à nouveau les aider à supporter un choc
financier. Résultat: l'argent a tendance à
rester bloqué plus longtemps qu'escompté. |
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Beaucoup d'investissements ont déjà été
faits et à un moment ou à un autre se posera
la question de l'évolution de la ligne de financement.
L'échéance n'est pas imminente. À ce
rythme, Wallimage Entreprises peut encore
vivre sur ces bases pendant trois, quatre, voire cinq ans.
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Quels sont les types d'interventions financières de
Wallimage Entreprises ? |
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Wallimage Entreprises peut intervenir sous
forme de prise de participation au capital ou de prêts
qui peuvent être subordonnés, assortis de warrants,
obligataires… |
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Wallimage Entreprises peut-il réinvestir dans une
société dans laquelle elle est déjà
présente ? |
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Il peut arriver qu'une société ait besoin de
recapitaliser, que les privés n'aient pas l'opportunité
de couvrir la totalité des besoins et qu'une nouvelle
intervention institutionnelle soit la seule possibilité.
Cet investissement supplémentaire ne doit toutefois
pas placer Wallimage Entreprises dans une
position d'actionnaire majoritaire, ce n'est pas sa vocation,
ce qui implique parfois des montages financiers complexes.
En effet, Wallimage Entreprises veut se
cantonner à un rôle de partenaire financier,
en aucun cas devenir propriétaire de sociétés
d'initiative privée. |
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Toutes les décisions sont prises au cas par cas afin
de trouver le montage le plus adéquat. |
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Y a-t-il une durée maximale après laquelle
Wallimage Entreprises est tenue de quitter le capital d'une
entreprise ? |
| Dans
le règlement initial, les prises de participation,
ainsi que les prêts devaient durer entre 5 et 8 ans.
Dans la réalité, l’évolution des
affaires entraîne généralement un partenariat
plus long. En effet, même lorsque les sociétés
fonctionnent bien, les patrons préfèrent souvent
réinvestir dans leur société pour aider
celle-ci à grandir plutôt que d'utiliser leurs
fonds propres pour nous racheter. |
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Les prêts octroyés aux entreprises sont-ils
des prêts à intérêts ? |
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Tous les prêts octroyés sont assortis d'intérêts.
Pour être en compatibilité avec les normes européennes,
Wallimage Entreprises est de toute manière
obligé de fonctionner aux taux du marché. |
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Cela dit, les dossiers sont évidemment traités
au cas par cas: quand ils semblent très risqués,
ce sont les taux du marché stricto sensu qui sont
appliqués, exactement comme ce qu'une banque traditionnelle
pourrait proposer si elle acceptait de prêter des capitaux.
Si, par contre, il s'agit par exemple d'un nouveau prêt
octroyé à une compagnie partenaire pour lequel
le dossier est solide, des taux planchers seront éventuellement
pratiqués. Mais les normes européennes et les
règles d'usage sont toujours scrupuleusement respectées.
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Wallimage-Entreprises gagne-t-il de l'argent en entrant dans
le capital des entreprises qu'il soutient ? |
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Tout actionnaire peut être amené à toucher
des dividendes. Encore faut-il que la société
génère des bénéfices et que le
conseil d'administration décide de rémunérer
les actionnaires plutôt que d'affecter ces bénéfices
à réinjecter des fonds dans la société.
Wallimage Entreprises n'est pas une ASBL.
L'idéal serait que ses participations soient rémunérées.
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Dans le contexte actuel, les sociétés ont tendance
à avoir des trésoreries très tendues
et des structures financières assez faibles. Dans
les conseils d'administration auxquels elle participe, Wallimage
Entreprises pousse généralement à
un réinvestissement dans la société.
Il est préférable de considérer le projet
à long terme et d'être l'actionnaire d'une société
viable qui au fil du temps se solidifie plutôt que
d'une société qui dès qu'elle génère
quelques bénéfices les distribue et sollicite
Wallimage Entreprises un an plus tard pour réintervenir.
Pour l'instant, les dividendes sont donc très rares.
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Quand les parts de Wallimage Entreprises
sont rachetées par un des actionnaires, l'objectif
est par contre de dégager une plus value. |
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Quelles plus-values Wallimage Entreprises peut-elle escompter
lorsqu'elle revend ses parts dans une société
? |
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Lorsque Wallimage Entreprises intervient
à la naissance d'une société, le prix
de l'action est très simple à calculer: c'est
le montant du capital divisé par le nombre d'actions.
Quand une société existe déjà
depuis quelque temps, qu'elle a acquis une certaine expérience
et un peu de notoriété, la valeur de l'action
est à l'appréciation de chacun ou peut être
déterminée par un réviseur. On ne peut
donc pas apporter de réponse à cette question,
tout dépend du cas concerné et du racheteur
potentiel. |
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Au-delà de l'investissement financier, quel est l'apport
de Wallimage Entreprises dans une société qu'il
soutient ? |
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Si Wallimage Entreprises intervient sous
forme de prêt, les gestionnaires de la société
se doivent de communiquer des états comptables trimestriels
ou semestriels, mais lorsque les tableaux de remboursements
sont respectés, les contacts restent limités.
Nous restons bien sûr à la disposition des entrepreneurs
pour des conseils, mais nous ne nous impliquons pas au quotidien.
Bien sûr, lorsque les tableaux d'amortissement ne sont
pas respectés, ce qui est signe de problème, il
y a une implication plus importante. |
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Si, par contre Wallimage Entreprises entre
dans le capital d'une entreprise, cette participation se
double d'un poste au conseil d'administration. Quand la prise
de participation est faible et que l'équipe en place
est bien structurée, Wallimage Entreprises
se contente d'un poste d'observateur. Toutefois, au niveau
du suivi, en termes de temps, ça ne change pas grand-chose:
il faut assister à tous les conseils et les préparer
sinon ça n'a pas beaucoup d'intérêt.
Un observateur est donc aussi bien informé qu'un administrateur,
mais il n'a pas de droit de vote. |
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Quand l'équipe artistique est solide, mais qu'il pourrait
y avoir une faiblesse au niveau de la gestion, ou quand l’investissement
atteint un certain niveau, Wallimage Entreprises
demande un poste d'administrateur. Il est alors possible
d'intervenir au quotidien dans la gestion financière
et, éventuellement, dans la gestion administrative.
Bien sûr, pas du tout dans la gestion technique. Wallimage
Entreprises ne veut pas étouffer les entrepreneurs
et se cantonne souvent à un mode de gestion relativement
extérieur, mais il est exigé que toute une
série de règles et de procédures soient
respectées à la lettre. C'est important tant
pour le respect du code des sociétés que pour
le suivi du dossier. |
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Quelles démarches, une entreprise qui souhaiterait
solliciter le soutien de Wallimage doit-elle effectuer ? |
|
On pourrait imaginer que Wallimage Entreprises
démarche des entreprises pour proposer de les soutenir.
Ça n'a jamais été le cas jusqu’ici,
car les sollicitations d'initiative privée sont très
nombreuses. |
|
En général, les entrepreneurs prennent un premier
contact avec Philippe Reynaert ou avec Virginie
Nouvelle et définissent leur idée
et leurs intentions en quelques minutes. Si le projet semble
prometteur et solide, l'entrepreneur est convié à
fournir une série de renseignements complémentaires:
les statuts de la société si elle existe déjà,
un descriptif des projets, les CV des entrepreneurs, le montage
financier, les résultats passés s'il y en a
et un plan prévisionnel sur minimum trois ans. |
|
Ce dossier est essentiel pour envisager une collaboration,
car il faut connaître les chiffres clés avant
de savoir si la présence de Wallimage Entreprises
est souhaitable ou pas. Ce dossier est aussi l'occasion de
vérifier que les projets ne se résument pas
à une simple bonne idée théorique qui
n'a même pas encore été couchée
sur papier ni chiffrée. |
|
Au contraire de Wallimage Coproductions
où il y a un dossier déposé, une analyse
et une décision irrévocable, on entre ensuite
dans un ping-pong entre Wallimage et l'entrepreneur.
Ces échanges sont indispensables, car toutes les informations
nécessaires ne sont jamais immédiatement fournies.
Avant de s'engager, le C.A. de Wallimage Entreprises
doit comprendre la manière dont l'entrepreneur appréhende
son projet, s'il s'est posé les bonnes questions,
s'il a bien identifié ses besoins, s'il ne s'est pas
trompé dans son estimation. |
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Quel est le profil des sociétés
qui ont le plus de chances d'être soutenues par Wallimage
Entreprises ? |
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Y-a-t-il des secteurs de l'industrie audiovisuel
qui se prêtent mieux à une collaboration avec
Wallimage Entreprises ? |
|
Wallimage Entreprises a-t-il déjà
été approché par des sociétés
au profil atypique ? |
|
Wallimage Entreprises ne s'engage pas dans
tous les projets qui lui sont proposés. Qu'est-ce
qui peut motiver un refus ? |
|
Qui décide du montant de l'intervention
de Wallimage Entreprises ? |
|
L'intervention de Wallimage Entreprises
est-elle très rapide ? |
|
Certaines collaborations se sont-elles
révélées être un échec
? |
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Comment se passe la cohabitation entre
les entrepreneurs ou investisseurs privés et une société
publique comme Wallimage Entreprises ? |
|
Y a-t-il interactivité entre les
différentes sociétés soutenues par Wallimage ? |
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Wallimage Entreprises peut-il conseiller
à Wallimage Coproductions de soutenir un film qui
dépenserait de l'argent dans une entreprise précise ? |
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Quel type de développement peut-on
attendre de Wallimage Entreprises ? |
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Quel est le profil des sociétés qui ont le
plus de chances d'être soutenues par Wallimage Entreprises
? |
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Les sociétés qui sollicitent le plus régulièrement
Wallimage Entreprises sont des prestataires
techniques auprès desquels les producteurs sont amenés
à faire des dépenses. Ces sociétés
qui ont beaucoup de travail sont les plus aptes à
prendre des risques pour se développer. Si une société
X qui travaille dans le domaine des effets spéciaux
vient voir Wallimage Entreprises pour expliquer:
"on a une grosse commande d'un producteur, on va devoir
engager du personnel et acheter du matériel pour faire
face à ce défi, êtes-vous prêts
à le faire avec nous ?", il est évident
que cette démarche entre totalement dans les objectifs
définis pas la Région wallonne. |
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Nous sommes toutefois parfois sollicités par des sociétés
actives dans l’audiovisuel, mais moins directement
liées au secteur du cinéma. Dans ce cas, les
risques seront d’autant plus évalués,
mais un investissement est tout à fait envisageable
si nous croyons aux possibilités de l’entreprise
et aux compétences des porteurs de projet. Ça
a notamment été le cas pour I-Movix. |
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Y-a-t-il des secteurs de l'industrie audiovisuel qui se prêtent
mieux à une collaboration avec Wallimage Entreprises
? |
|
Sur base des premières années de fonctionnement,
on constate que les sociétés qui ont a priori
le plus besoin de Wallimage Entreprises
se trouvent dans le domaine de la manipulation d'images ou
dans celui de l'animation. Dans ces secteurs, il est possible
de comparer un business plan à un autre pour estimer
le potentiel d'une compagnie. Ce qui n'est pas toujours le
cas. |
|
Les sociétés actives dans le son constituent
également notre « public cible ». |
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|
Wallimage Entreprises a-t-il déjà été
approché par des sociétés au profil
atypique ? |
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Wallimage Entreprises a déjà
été sollicité par des sociétés
porteuses de projets beaucoup moins classiques et a alors
dû analyser le modèle économique spécifique
de ces sociétés, ce qui demande du temps. Neuro
TV, Virtualis ou I-Movix sont, par
exemple, des sociétés qui développent
des approches très spécifiques et ont des besoins
qui le sont tout autant. Difficile de faire des comparaisons
avec d'autres sociétés. Chaque niche a des
caractéristiques qui la distinguent d'une autre. |
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Ces sociétés ont souvent un projet plus abstrait,
des besoins à long terme non directement liés
à une commande spécifique, à un objectif
immédiat. Comme dit précédemment, elles
ont donc plus de difficulté à convaincre surtout
si leur core business n'est pas directement lié au
cinéma qui est quand même le cœur de cible
de Wallimage Entreprises. |
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Wallimage Entreprises ne s'engage pas dans tous les projets
qui lui sont proposés. Qu'est-ce qui peut motiver
un refus ? |
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Imaginons une société qui existe depuis un
certain temps, qui excelle sur le plan technique, mais ne
parvient pas à atteindre son seuil de rentabilité.
Elle contacte Wallimage Entreprises. Si
le modèle économique a peu de chances d'être
viable, si les charges sont ingérées, mal gérées
ou surdimensionnées par rapport au potentiel de chiffre
d'affaires que la société peut générer,
le fonds ne va pas s'engager. Wallimage Entreprises
adopte une optique plutôt défensive dans l'examen
des dossiers. |
|
Par contre, le fonds peut prendre des risques en s'engageant
sur des projets qui ne dégageront pas des marges énormes.
Si une société peut créer de l'emploi,
de l'activité, qu'elle est bien structurée
et que son seuil de rentabilité peut être atteint
dans des délais raisonnables, un partenariat est sans
doute possible. |
|
Il ne faut jamais perdre de vue la raison d'être de
Wallimage et de ses filiales: permettre
à un maximum de gens de travailler dans le domaine
de l'audiovisuel et générer des flux financiers
en région wallonne. Ce qui ne signifie pas que Wallimage
Entreprises est là pour maintenir
une compagnie moribonde en coma artificiel. |
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Qui décide du montant de l'intervention de Wallimage
Entreprises ? |
| Les
besoins doivent être estimés par l'entrepreneur.
Personne ne sera jamais mieux placé que lui pour calculer
le montant de l'intervention dont il a besoin. S'il ne peut
répondre à toutes les questions que Wallimage
Entreprises lui pose, s'il ne les a jamais envisagées,
c'est la preuve flagrante que le projet n'est pas prêt.
Quand les besoins sont identifiés, le montage financier
est alors discuté, sur base d’apports privé/public
comparables. |
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|
L'intervention de Wallimage Entreprises est-elle très
rapide ? |
|
L'idéal est que la société demanderesse
reçoive rapidement une réponse, qu'elle soit
positive ou négative. Si le projet est mûr et
bien maîtrisé par son porteur, la décision
peut être prise en un mois. Mais souvent, on a besoin
d’éclaircissements, d’ajustements, de
rectifications. Même si le projet technique est épatant,
il faut que le business plan soit solide et que toutes les
zones d'ombres soient éclaircies. Cet échange
d’informations prend en général un peu
de temps, car l’entrepreneur lui-même est souvent
amené à reconsidérer certains aspects
de son projet. |
|
Quand Virginie Nouvelle a terminé
son analyse et après concertation avec Philippe
Reynaert, elle la propose au conseil d'administration
qui en débat. En général, même
lorsque l'avis est favorable, il est assorti de toute une
série de conditions qui sont les préalables
obligatoires à une collaboration. Ces conditions sont
remplies plus ou moins vite par l'entrepreneur avec certaines
pierres d'achoppement qui sont inévitables. Il arrive
que le dossier doive être présenté une
seconde fois au C.A. de Wallimage Entreprises. |
|
Le temps pour que tout le monde tombe d'accord et que les
conditions soient remplies dans des proportions correctes
est donc variable. Parfois les accords de collaboration sont
rapidement trouvés; parfois, ils mettent du temps
à se concrétiser. |
 |
|
Certaines collaborations se sont-elles révélées
être un échec ? |
|
Certaines collaborations sont de franches réussites,
certaines donnent des résultats mitigés. Et
d'autres sont des échecs indiscutables. Dans un secteur
aussi pointu, dans une époque aussi compliquée,
c'est inévitable. Malgré de bonnes dispositions,
un projet technique séduisant et un business plan
convaincant, certains projets peuvent dériver. |
|
Aujourd'hui, Wallimage Entreprises peut
consulter le service juridique de la SRIW pour élaborer
des conventions solides et adaptées aux différentes
situations. Ainsi, si une société dans laquelle
Wallimage Entreprises est impliquée
prend une direction qui ne paraît pas adéquate,
certaines clauses de la convention permettent à Wallimage
Entreprises de limiter les dégâts. |
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|
Comment se passe la cohabitation entre les entrepreneurs
ou investisseurs privés et une société
publique comme Wallimage Entreprises ? |
Les entrepreneurs voient Wallimage Entreprises
comme un partenaire à part entière. Ils n'essaient
pas de biaiser. Ils savent que ce n'est pas leur intérêt,
car ils ne le feraient qu'une fois et perdraient tout crédit
pour leurs activités futures.
La tentation pourrait être forte pour les entrepreneurs
privés de se dire: "On va s'en mettre plein
les poches et la Région wallonne récupérera
juste sa mise." |
|
Mais ce n'est pas ainsi que ça fonctionne. Si Wallimage
Entreprises leur fait confiance et prend des risques
avec eux au départ, tout le monde doit profiter des
retombées positives à parts égales.
Si leur société rapporte beaucoup d'argent,
les entrepreneurs ont toujours l'opportunité de racheter
les parts qui ne leur appartiennent pas encore. C'est même
l'objectif de ce processus. Dans ce cas, Wallimage
Entreprises part avec une plus-value et tout le
monde est content. Par contre, si un investisseur privé
extérieur débarque dans une affaire soudain
florissante et propose de racheter les parts de la Région
wallonne pour une bouchée de pain, la réponse
sera catégoriquement négative. |
|
Le but est de favoriser une industrie, pas d'enrichir des
investisseurs privés qui pouvaient se lancer dans
l'aventure dès le départ quand les risques
étaient réels. S'ils veulent entrer dans la
danse lorsque tout va bien, ils devront payer le prix fort.
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Y a-t-il interactivité entre les différentes
sociétés soutenues par Wallimage ? |
|
Quand un entrepreneur imagine un projet, il se peut qu'il
ne soit pas au courant qu'une société du même
type existe déjà sur le marché wallon.
Wallimage Entreprises peut alors lui conseiller
de contacter ses concurrents potentiels pour envisager d'établir
des synergies ou une association. C'est une proposition.
Après, c'est une question d'affinités. On ne
peut pas obliger les gens à s'entendre. La plupart
des entrepreneurs ont d'ailleurs envie de monter leur affaire
seuls. On ne peut naturellement pas exiger qu'ils suivent
aveuglément des conseils extérieurs. Mais un
des rôles de Wallimage Entreprises
est d'allumer des feux orange pour éviter un échec.
Voire deux. |
|
Il arrive aussi à Wallimage Entreprises
de proposer des collaborations entre certaines sociétés
dans lesquelles elle investit. Parfois des synergies se mettent
en place et on ne sait plus très bien qui les a suggérées
ou si elles se sont créées d'elles-mêmes.
Un exemple précis est le rapprochement entre Genval-les-dames
et Victor Studio. Aujourd'hui, plus personne ne peut dire
qui a eu l'idée. Mais le fait est que si ces deux
sociétés additionnent leur potentiel, elles
peuvent mettre sur le tapis des services très attrayants.
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Wallimage Entreprises peut-il conseiller à Wallimage
Coproductions de soutenir un film qui dépenserait
de l'argent dans une entreprise précise ? |
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Absolument pas. D'abord sur le fond ce serait extrêmement
malsain et contraire à toutes les règles élémentaires
de concurrence. Ensuite sur la forme c'est impossible. Wallimage
Coproductions choisit les films dans lesquels investir
sur base d'une grille de cotation très précise. |
|
Il n'y a aucun moyen de sortir de ces cases. Et aucun des
critères retenus dans cette grille ne se base sur
le fait que Wallimage Entreprises ait investi
dans une société donnée. Aucune interférence
n'est imaginable. Les Conseils d’Administration des
deux structures sont d’ailleurs différents… |
 |
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Quel type de développement peut-on attendre de Wallimage
Entreprises ? |
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Le flux des productions doit être constamment réalimenté
pour que tous les techniciens du cinéma, toutes les
entreprises, continuent d'exister. C’est la raison
d’être de Wallimage Coproductions ;
si elle disparaît, les producteurs se tourneront vers
d'autres régions qui proposent des
mécanismes analogues. |
Par contre, il n'y a pas de place en Wallonie pour quatre
ou cinq entreprises qui font la même chose. Donc, une
fois que le paysage sera structuré, l'idéal
serait qu'il se pérennise et que Wallimage Entreprises
puisse s’effacer peu à peu.
Malheureusement, cette issue favorable a peu de chances de
se réaliser à court terme. |
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Il y a beaucoup de raisons à cela. D'abord la fragilité
du marché, fort sensible aux crises. Ensuite la nature
des entrepreneurs avec qui Wallimage Entreprises
travaille: ce sont moins des financiers que des artistes.
Ils ne recherchent pas le profit avant tout, ils acceptent
trop souvent de sous-évaluer leurs factures pour décrocher
un contrat, car ils pensent que cette carte de visite sera
un atout pour la suite. Mais ils recommencent sans cesse
cette démarche et s'étranglent financièrement. |
|
Ces sociétés ont donc besoin d'une colonne
vertébrale, tant en termes de capitaux que de conseils
financiers. C'est pour cela que Wallimage Entreprises
ne peut pas disparaître dans les années à
venir. Bien sûr, d'ici 15 ans la donne aura peut-être
changé, le marché se sera peut-être stabilisé
autour d'un paysage audiovisuel fort et prospère.
Ce serait l'idéal. |
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