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Pourquoi a-t-on créé Wallimage ?
Comment peut-on décrire Wallimage ?
Quelle est la mission essentielle du fonds wallon ?
Peut-on tirer un bilan de l'action de Wallimage depuis sa création ?
La Wallonie est-elle une région de cinéma ?
Y a-t-il une identité wallonne au cinéma ?
Quelles sont les étapes qui ont jalonné l'histoire de Wallimage ?
Quelle est l'image de Wallimage à l'étranger ?
Le but de Wallimage est-il de faire prospérer le cinéma wallon ?
Wallimage cofinance-t-il plus de films internationaux que de projets 100% wallons ?
Doit-on dire que Wallimage coproduit des films ou qu'il les soutient ?
Comment Wallimage développe-t-il un tissu industriel en Wallonie ?
Quel est le regard de Wallimage sur les entreprises dans lesquelles le fonds n'a pas de participation ?
En quoi consiste le label "Cinéma made in Wallonia" ?
Pourquoi avoir adopté cette dénomination "Cinéma made in Wallonia" ?
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Pourquoi a-t-on créé Wallimage ?
Le déclencheur de la création de Wallimage, est clairement la Palme d'or de Rosetta en mai 99 à Cannes. La récompense confirme qu'il y a chez nous un vivier exceptionnel de talents, mais que ces talents sont des talents individuels, des personnalités. Il manque une structure pour les soutenir et les encadrer.
Lorsque Rosetta fut couronnée, Serge Kubla, le ministre à l'initiative du mécanisme Wallimage déclara: "c'est comme si on avait du pétrole qui jaillit du sol en Wallonie et pas de raffinerie. Tout ce qu'on peut faire, c'est regarder ce pétrole couler au mieux vers Bruxelles, au pire vers Paris." Wallimage a été conçu pour construire des raffineries.
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Comment peut-on décrire Wallimage ?
Wallimage est un mécanisme purement économique qui soutient des produits culturels. C'est en quelque sorte une banque spécialisée dans le domaine du cinéma et de l'audiovisuel, avec un champ d'activité assez restreint: le long métrage de fiction, le téléfilm, le documentaire, l'animation, en série ou long métrage. La différence avec une banque classique est que les collaborateurs de Wallimage sont constamment à l'écoute, prêts à accompagner des projets au-delà de ses simples rouages économiques.
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Quelle est la mission essentielle du fonds wallon ?
La mission, précisée dans les statuts de Wallimage est de développer le tissu des entreprises de service audiovisuel en région Wallonne. Le texte exact stipule que Wallimage doit "structurer l'industrie naissante de l'audiovisuel en région wallonne".
Pour créer un flux financier indispensable au développement d'une véritable industrie, la Réqion wallonne a adopté une stratégie en deux temps. Nous avons donc accordé à des films sélectionnés sur dossier, des financements territorialisés: l'argent que nous confions aux producteurs devait être dépensé en région wallonne. Parallèlement, nous gardions disponible une certaine somme d'argent pour aider des entreprises cherchant à s'installer ou à démarrer en région wallonne. Là, nous travaillons par des techniques de prise de capital, de prêts, des mécanismes financiers qui s'apparentent complètement à une intervention bancaire.
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Peut-on tirer un bilan de l'action de Wallimage depuis sa création ?
Dans la tête d'une majorité de gens qui s'intéressent à l'audiovisuel, Wallimage est avant tout coproducteur de films alors qu'en réalité ce n'est qu'un moyen de faire exister un réseau d'entreprises spécialisées dans l'audiovisuel. Aujourd'hui, ce réseau existe bel et bien. Wallimage est présent dans une dizaine d'entreprises de manière directe. De manière indirecte, c'est une trentaine d'entreprises qui se sont développées pendant ces presque dix ans.
L'indicateur le plus important est sans doute la création du cluster TWIST (technologie wallonne de l'image, du son et du texte) qui regroupe les entreprises du secteur : aujourd'hui il y a plus de trente membres dans cette association. Rappelons-nous qu'au début de la décennie, c'était le désert ou peu s'en faut. Sans crier victoire trop tôt, on peut affirmer que Wallimage accomplit sa mission avec de plus en plus de pertinence et que la stratégie en deux temps était bonne. La crise économique profonde que nous connaissons depuis la fin de l'année 2008 a forcément ralenti cette croissance, mais dans l'ensemble, ces sociétés résistent plutôt bien dans un contexte défavorable.
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La Wallonie est-elle une région de cinéma ?
La Palme d'or de Rosetta ponctuait une décennie très riche qui correspond à l'émergence de la 3e génération du cinéma belge. Notre cinéma devenait populaire ! Le démarrage de cette phase remonte au succès du Maître de Musique, il y a 20 ans, à sa nomination aux Oscars. Après Gérard Corbiau, on a vu se succéder les Van Dormael, Berliner, Rémy Belvaux. Il se fait que la grande majorité de ces artistes étaient très implantés en Wallonie.
Au cœur de cette dream team on découvre les frères Dardenne qui se trouvent au bout du processus de reconnaissance internationale, mais ont aussi contribué à initier le bouillonnement frénétique régional. Ils ont révélé une génération de comédiens comme Émilie Dequenne, Jérémy Rénier, Olivier Gourmet qui était alors un acteur de théâtre ou plus tard Déborah François. Tous ces acteurs magnifiques, qui sont passés entre leurs mains et ont ensuite entamé des carrières magnifiques, sont aussi des Wallons.
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Y a-t-il une identité wallonne au cinéma ?
Incontestablement. Les films des frères Dardenne, Eldorado ou La raison du plus faible pour ne citer que quelques exemples sont des films profondément wallons.
Ces dernières années toute une série d'acteurs revendique clairement leur nationalité, leur fierté d'être belge, voire même wallon: Cécile de France qui présente les Césars évoque son enfance à Namur; Benoît Poelvoorde se fait une spécialité de l'ancrage. Il y a donc un retournement de situation très intéressant de ce point de vue.
Hélas pour eux, si la situation de nos techniciens, producteurs et entreprises audiovisuelles s'est vraiment améliorée ces dix dernières années, le statut du comédien en Belgique, qui dépend du fédéral, est toujours lamentable par rapport au statut du comédien en France. Ce qui explique que, dès qu'un acteur a un peu de succès, il a tout intérêt, fiscalement parlant, à s'installer chez nos voisins. On a deux glorieuses exceptions qui sont Benoît Poelvoorde et Olivier Gourmet. Pour des raisons qui sont d'ordre affectif, ces deux-là ont décidé qu'ils ne déménageraient pas. C'est un choix admirable, mais qui n'est pas "raisonnable".
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Quelles sont les étapes qui ont jalonné l'histoire de Wallimage ?
On peut précisément dater la première date importante du développement de Wallimage. Elle coïncide avec l'arrivée chez nous d'un dossier de Bernard Rapp, journaliste et réalisateur français, qui ne parvenait pas à boucler le financement de son deuxième film Pas si grave. Sur nos conseils, il a envoyé son fils, Joseph Rapp, opérer des repérages en Wallonie et a décidé de venir tourner ici. C'était le premier grand film français que nous cofinancions et surtout, Bernard Rapp a joué pour Wallimage un rôle d'ambassadeur de luxe auprès de la profession hexagonale.
Joseph Rapp a ensuite conseillé à Costa-Gavras de filmer Le couperet en Wallonie. Nous avons mis l'épouse et productrice de ce grand réalisateur en relation avec les frères Dardenne qui, via Les Films du Fleuve, ont coproduit Le couperet. Naturellement, nous avons soutenu le projet qui garantissait de nombreuses retombées pour la Wallonie. Retombées économiques, mais aussi retombées en termes de notoriété. Épaté par notre façon de fonctionner ici en Wallonie, Costa-Gavras a ensuite vanté les mérites de Wallimage et de notre région auprès de toute la profession, en France et ailleurs.
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Quelle est l'image de Wallimage à l'étranger ?
Bernard Rapp et Costa-Gavras qui ont été ravis de notre travail ont été nos meilleurs ambassadeurs en France. Il y a sept ou huit ans, Philippe Reynaert allait à Paris rencontrer des producteurs et tentait de décrocher un maximum de rendez-vous. Il leur expliquait qu'un fonds wallon avait été créé et quels avantages il pouvait offrir. La réaction était, au mieux, polie. Aujourd'hui, ce sont les professionnels français qui viennent à Wallimage, très enthousiastes et demandeurs.
Grâce aux Films du Fleuve, nous avons ensuite travaillé avec Ken Loach pour son Looking for Eric, acclamé partout en Europe. Le réalisateur anglais est, à son tour, devenu fan de la Wallonie.
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Le but de Wallimage est-il de faire prospérer le cinéma wallon ?
Oui… mais pas que… La mission de Wallimage est de développer le secteur industriel en Wallonie, dans le secteur audiovisuel. Une des clefs est d'avoir des auteurs wallons actifs, connus et reconnus. Ce sont des importateurs de travail. Plus Bouli Lanners aura du succès à l'international, plus les sociétés wallonnes auront du travail puisque c'est ici qu'il opère. Soutenir le cinéma wallon est donc un vrai objectif pour Wallimage.
Mais l'autre grande source du développement du secteur est l'importation de projets venant de l'étranger. Jusqu'il y a peu, l'étranger commençait à Bruxelles, se prolongeait en Flandre et s'étendait bien sûr en France, en Angleterre, en Allemagne ou en Italie, tous des grands producteurs de cinéma.
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Wallimage cofinance-t-il plus de films internationaux que de projets 100% wallons ?
Depuis le début, on a veillé à équilibrer ces deux grandes tendances: le rapport sorti à l'occasion de la sortie du Silence de Lorna qui était le cinquantième film soutenu par Wallimage montre que la proportion globale est d'environ 60/40: 60% de films d'initiative belge et 40% de projets initiés à l'étranger.
En termes de retombées régionales, le ratio s'inverse: les 40% représentés par ces projets étrangers génèrent pour la région wallonne 60% des investissements globaux consentis sur son territoire. C'est normal : les budgets des films nationaux sont plus petits. C'est une simple conséquence mathématique. Quand un grand film français vient faire tout son tournage en Wallonie et à Bruxelles ça génère fatalement plus de dépenses que dans le cas du premier film d'un jeune auteur belge. Mais les deux sont nécessaires au développement de l'industrie chez nous.
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Doit-on dire que Wallimage coproduit des films ou qu'il les soutient ?
La terminologie que nous employons est "cofinancement". "Soutenir" peut être compris comme "subsidier". Or, nous ne subsidions personne. Nous investissons de l'argent que nous voulons revoir. Et cet argent doit générer de l'activité en région wallonne. Techniquement, ce que nous faisons peut s'apparenter à de la production, mais la production, c'est un métier et nous ne faisons pas tout à fait ce métier-là. Nous disons donc "cofinancés".
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Comment Wallimage développe-t-il un tissu industriel en Wallonie ?
C'est une phase qui constitue la troisième étape marquante de notre développement : la mise sur orbite définitive de notre structure globale. Elle se caractérise par l'émergence de sociétés de service audiovisuel et notre entrée progressive dans le capital de certaines d'entre elles.
Après des débuts balbutiants, ce qui est assez normal, nous avons été amenés à soutenir des sociétés de plus en plus performantes, innovantes, prometteuses; et souvent complémentaires comme le montre le projet Virtualis qui s'appuie sur les synergies de plusieurs d'entre elles.
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Quel est le regard de Wallimage sur les entreprises dans lesquelles le fonds n'a pas de participation ?
Wallimage aide certaines entreprises wallonnes à se développer en entrant dans leur capital, mais aussi en faisant en sorte que les sociétés aient beaucoup de travail grâce aux productions qui investissent chez nous.
Nous sommes par exemple partenaire de Genval-les-Dames, un studio son très performant installé dans le Brabant-Wallon. Mais nous applaudissons quand le studio l'Équipe installe à son tour un studio en Wallonie ce qui, du coup, fait deux sociétés de pointe à la disposition des professionnels. Dans notre région.
Psychologiquement, un autre grand pas en avant au niveau des entreprises a été l'arrivée, l'an dernier à Liège d'une filiale de Mikros. Cette société est dans le top trois des effets spéciaux français et ouvre chez nous une antenne baptisée WFX, "effets spéciaux wallons".
Mikros était la première très grosse compagnie à capitaux étrangers à s'installer chez nous, clairement attirée par le mécanisme mis en place par Wallimage et par le Tax Shelter. Wallimage n'est pas du tout partie prenante dans le montage financier de cette filiale qui n'a aucun besoin d'argent, mais notre but n'est pas d'investir à tout prix dans des entreprises, mais de développer le tissu industriel. Avec ou sans intervention financière.
Replaçons-nous dix ans en arrière et demandons-nous s'il était alors envisageable qu'une société reconnue internationalement délocalise une partie de ses activités en Wallonie. La réponse est évidente: non.
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En quoi consiste le label "Cinéma made in Wallonia" ?
La création du label "Cinéma made in Wallonia" est une autre étape importante pour nous. Ce n'est pas une société, mais une appellation que nous avons utilisée pour la première fois en mars dernier pour l'organisation d'un week-end portes ouvertes dans les entreprises audiovisuelles, mais aussi pour la visite de lieux de tournage et des avant-premières. Cette ouverture vers le public était une vraie première, car une entreprise comme Wallimage a peu de visibilité. Notre communication est essentiellement d'ordre business to business.
Le moment semblait idéal pour rassembler publiquement les efforts faits par Wallimage, les bureaux d'accueil de tournages et le Cluster Twist. Ces trois organismes de nature très différente se sont donné la main pour organiser ce week-end festif.
La suite concrète est la sortie dans le commerce d'un box DVD reprenant cinq films cofinancés par Wallimage, une compilation exemplative de notre double politique (films d'initiative belge, films internationaux tournés en Belgique) et qui n'est que le volume 1 d'une série qu'on espère florissante. Ce box symbolise le travail que nous avons mené pendant dix ans, car soyons honnêtes : jamais cette démarche n'aurait été envisageable il y a dix ans.
Aujourd'hui, c'est sans complexe qu'un éditeur professionnel discute avec la Fnac ou Mediamarkt de la diffusion de ce box.
"Cinema made in Wallonia" est aussi le nom du site internet de Wallonie-tournages qui présente toutes les ressources wallonnes en matière de cinéma.
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Pourquoi avoir adopté cette dénomination "Cinéma made in Wallonia" ?
Au-delà du petit gag inhérent au nom, ce label définit bien notre champ d'action: nous soutenons le cinéma qui se fait en Wallonie par des Wallons ou par des gens venus de l'extérieur. C'est important, pour nos techniciens et sociétés qui ne peuvent pas se contenter de tournages 100% wallons. Un réalisateur wallon sera réalisateur wallon toute sa vie. Même s'il part aux États-Unis.
Les comédiens sont confrontés à un problème similaire. Il y a six ou sept ans, la Belgique produisait une dizaine de films par an. Personne ne peut être à l'affiche de ces dix films ce qui aurait engendré beaucoup de lassitude. Un comédien belge pouvait espérer tourner chez nous dans un ou deux films tous les douze mois. Impossible, dans ces conditions, de vivre de son art. Aujourd'hui, petit à petit, on atteint une masse critique de films produits suffisante pour que des gens puissent vivre de leur métier, qu'ils soient techniciens ou comédiens, ici en Région wallonne.
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Comment est structuré Wallimage ?
Qu'est devenue la Sowalim ?
Qui fait quoi chez Wallimage ?
À quoi sert le conseil d'administration de Wallimage ?
Comment est composé le conseil d'administration de Wallimage ?
Les CA de Wallimage-Coproductions et de Wallimage-Entreprises se distinguent-ils du CA de Wallimage ?
Qu'est-ce que le collège actif ?
Qu'est-ce que le groupe technique qui valide l'expertise de Wallimage ?
Wallimage travaille-t-il avec des collaborateurs extérieurs ?
Quel est le rôle du ministre de tutelle ?
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Comment est structuré Wallimage ?
Dès l'origine, on a voulu, avec le conseil d'administration, créer non pas une société, mais deux. Nous avons donc créé Wallimage et, dans la foulée, nous avons mis en place une filiale baptisée Sowalim, société wallonne de l'image. Cette société ne devait avoir aucune visibilité : elle était purement financière et n'employait pas de personnel.
Cette décision a été prise pour une raison de transparence totale : la Région wallonne nous octroyait deux financements, 2.5M d'Euro pour financer des films et 800.000 euros pour structurer des entreprises. Plus un subside de fonctionnement.
Ce subside est alloué à Wallimage, société d'analyse et de conseil en investissement, qui emploie six personnes. Wallimage suggère ensuite à sa filiale Sowalim d'investir dans des projets ou des entreprises. Sowalim qui n'a pas de personnel utilise la totalité de sa dotation (3.3M au départ, donc) pour sa mission de cofinancement. Il n'y a ainsi aucune interférence possible entre les différents postes financiers.
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Qu'est devenue la Sowalim ?
Wallimage s'adapte constamment à la réalité du terrain. Récemment, le nombre d'entreprises en région wallonne s'est considérablement accru et nous avons été sollicités par quelques-unes pour entrer dans leur capital ou effectuer un prêt.
Le ministre Jean-Claude Marcourt nous a alors suggéré de transférer les actions que nous avions dans plusieurs sociétés au sein d'une société tierce qui s'appelait l'incubateur wallon de l'image numérique et qui peinait à prendre son envol.
Nous avons donc fait apport de nos actifs dans cette société et il y a ainsi eu un transfert de la Sowalim vers l'Inwa. Il y a même eu un petit investissement supplémentaire en cash : l'argent qu'il nous restait pour les sociétés nous l'avons aussi injecté, dans le capital de l'Inwa de manière à devenir actionnaire à hauteur de 13% de cette société, en échange de quoi, l'Inwa a demandé à Wallimage de devenir son conseil en investissement.
Wallimage a donc commencé à faire pour l'Inwa ce qu'il faisait déjà pour la Sowalim. La Sowalim investissait dans les coproductions tandis que l'Inwa prenait en charge les investissements dans les sociétés.
Récemment, la Sowalim est devenue Wallimage Coproductions et l'Inwa Wallimage Entreprises ce qui a le mérite d'être transparent et de dégager, même si c'est indirect, une sorte d'effet de Holding entre les trois sociétés. La structure est cohérente et compréhensible par tous, même les non-initiés.
Wallimage Coproductions et Wallimage Entreprises : ce sont des sociétés cousines avec un actionnariat mélangé puisque Wallimage Coproductions détient 13% du capital de Wallimage Entreprises.
Certains administrateurs officient dans les deux CA, mais ces conseils d'administration sont sensiblement différents. C'est indispensable pour couper court à d'éventuels soupçons de conflits d'intérêts.
À l'intérieur même de Wallimage, les personnes en charge des différentes branches sont nettement identifiées. La structure de Wallimage est le reflet de la structure global du "holding".
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Qui fait quoi chez Wallimage ?
Wallimage s'est formé avec deux personnes : Philippe Reynaert qui a été choisi comme directeur et l'est toujours et Stéphanie Hugé, son bras droit, véritable cofondatrice du mécanisme. Stéphanie s'est progressivement spécialisée dans l'analyse et le suivi des dossiers liés aux investissements dans les productions audiovisuelles.
Il y a quelques années, Wallimage a engagé une experte fiscaliste qui est le pendant de Stéphanie Hugé pour les conseils et l'analyse en investissement par rapport aux sociétés, c'est Virginie Nouvelle.
Évolution tout à fait récente pour faire face aux développements de l'activité, chacune de ses deux analystes a hérité d'une assistante qu'elle forme. Inge Huwart travaille avec Virginie dans le secteur "entreprises" et Vanessa Vincent avec Stéphanie pour les "coproductions".
Morgane Zacharczenko, assistante administrative et coordinatrice générale est la sixième membre de l'équipe de base.
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À quoi sert le conseil d'administration de Wallimage ?
Wallimage s'appuie sur un conseil d'administration qui lui est propre, une structure restreinte, limitée à six personnes. Ce ne sont évidemment pas des membres du personnel, mais ce sont des gens avec qui nous entretenons un rapport qui est bien plus qu'un simple rapport d'employés à administrateurs. Ce sont des personnalités qui s'activent pour que le fonds fonctionne, et qui officient en tant que relais. Ils font partie de l'ensemble actif de Wallimage.
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Comment est composé le conseil d'administration de Wallimage ?
Le conseil d'administration de Wallimage bénéficie de mandats de cinq ans. C'est idéal parce que ça nous apporte une certaine stabilité. Comme il est de coutume pour ce type de C.A., il a été composé de manière complètement politique. Ce sont donc des représentants des différents cabinets à l'origine de la création de Wallimage.
Quand Wallimage a été créé, deux représentants du cabinet Kubla, ministre de l'Économie et initiateur du fonds, ont été nommés, aux côtés de deux représentants du cabinet Van Cauwenberghe qui était alors président de la région wallonne. L'effectif a été complété par un représentant du parti Ecolo et un membre du CDH qui étaient dans l'opposition au moment où Wallimage a été créé. Nous avons toujours eu la volonté de nous appuyer sur un CA arc-en-ciel ce dont nous nous félicitons aujourd'hui puisque Wallimage entame sa troisième législature sans qu'il n'y ait jamais eu la moindre remise en cause quels qu'aient été les renversements d'alliances politiques à la Région wallonne.
Comme Wallimage a été créé un an après le début de la législature, nous renouvelons notre conseil d'administration après chaque élection, mais nous avons gardé cette année de décalage.
Il y a eu une première refonte du CA après les régionales précédentes qui a amené un petit déplacement avec la nomination d'un vice-président CDH au lieu du vice-président MR d'origine. Dans la prochaine refonte du conseil, Ecolo prendra plus d'importance conformément à ses résultats électoraux.
Deux commissaires, nommés par la Région wallonne, sont également chargés de vérifier la validité de nos décisions et la pertinence de notre fonctionnement.
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Les CA de Wallimage-Coproductions et de Wallimage-Entreprises se distinguent-ils du CA de Wallimage ?
À côté du CA de Wallimage, il y a deux autres CA. Le CA de Wallimage-Coproductions est composé des six administrateurs du CA de Wallimage auxquels viennent s'ajouter deux représentants de la communauté française et, depuis peu, deux représentants de la région bruxelloise qui ont statut d'observateurs auprès du CA de Wallimage.
Dans le conseil d'administration de Wallimage-Entreprises, on retrouve des administrateurs de Wallimage, mais aussi des personnes en provenance du monde de l'entreprise.
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Qu'est-ce que le collège actif ?
À côté du C.A. qui prend les décisions stratégiques, Wallimage a constitué un collège actif de dix personnes qui représentent toutes les fonctions du cinéma: producteurs, comédiens, réalisateurs, techniciens… Ce ne sont pas ces personnes qui choisissent les projets que nous allons ou non soutenir, ce qui serait indélicat puisque nous pouvons les retrouver dans des dossiers qui nous sont soumis.
Ce conseil est une chambre de résonnance vers la profession, porteuse d'une communication en amont et en aval. On réunit le conseil deux fois par an, on lui expose la politique générale de Wallimage et ce conseil nous fait remonter les éventuelles plaintes ou doléances, les malentendus qu'il peut y avoir. Tous ses membres sont désignés par les associations professionnelles. On sait donc à la fin d'un collège que l'information sera répercutée auprès de toutes les personnes actives dans l'audiovisuel wallon ce qui est intéressant et constructif.
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Qu'est-ce que le groupe technique qui valide l'expertise de Wallimage ?
Autour de Stéphanie Hugé, existe un groupe technique composé de deux personnes, un fiscaliste et un spécialiste en ventes internationales, qui analysent les dossiers de coproduction avec Stéphanie, car ce sont des compétences pointues que nous avons préféré chercher à l'extérieur pour consolider encore nos avis et positions.
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Wallimage travaille-t-il avec des collaborateurs extérieurs ?
Nous nous appuyons sur quelques personnes qui sont des satellites proches de la planète Wallimage et se consacrent essentiellement à notre communication, une communication BtoB surtout, mais aussi une communication pédagogique qui vise la transparence totale (cf ces faq).
Nous travaillons avec un webmaster/rédacteur, un graphiste et une traductrice. Ils sont avec nous depuis plusieurs années, connaissent le fonctionnement de Wallimage, et ses finalités : je les associe complètement au développement de la société. Nous avons aussi un indispensable IT manager qui s'assure que nos systèmes informatiques sont fiables.
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Quel est le rôle du ministre de tutelle ?
Nous avons eu deux ministres de tutelle depuis la création de Wallimage. Pour le premier d'entre eux, Serge Kubla, la tâche a été de mettre en place le fonds et d'exercer une sorte de surveillance pour être certain que la direction prise était celle escomptée.
Jean-Claude Marcourt, qui est notre ministre de tutelle depuis la deuxième législature a, en plus, joué un rôle de promotion de l'outil Wallimage à l'extérieur.
Pour dynamiser l'industrie de l'audiovisuel en Wallonie, il a créé le réseau des bureaux d'accueil de tournage et est à la base du cluster TWIST. De manière plus interne à Wallimage, Jean-Claude Marcourt nous a permis de mettre sur pieds une ligne d'investissement spécifique, dotée d'un million d'euros et réservée aux séries d'animation. À la fin de sa première législature, le ministre de tutelle a aussi négocié un partenariat complexe avec la région bruxelloise et son homologue responsable de l'économie bruxelloise Benoit Cérexhe sous le regard bienveillant du ministre président bruxellois Charles Picqué. En est sortie une troisième ligne, mixte, qui s'appelle Wallimage/Bruxellimage.
Ce n'est pas un bilan discret ou léger puisqu'on est passé en termes d'investissements globaux possibles de 2.5 millions à 5.5 millions en une législature et que les réseaux structurants se sont drastiquement améliorés. C'est donc une amélioration concertée qui amplifie l'impact de nos interventions. Ne nous leurrons pas : il ne s'agit pas de dépenser l'argent de la Région wallonne, mais d'augmenter d'autant les retours bénéfiques pour la région. On parle bien d'investissements très rentables, pas de subsides. C'est une attitude volontariste qui porte ses fruits.
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Comment Wallimage se différencie-t-il des différents mécanismes de soutien à la création audiovisuelle qui existent en Région wallonne et en communauté française ?
Les producteurs wallons ont-ils aussi accès à des aides extérieures à la région wallonne ou à la communauté française ?
Au milieu des aides disponibles en Belgique et à l'étranger, quels sont les atouts de Wallimage ?
Pourquoi Wallimage peut-il investir très rapidement dans un film ?
La structure Wallimage est-elle inspirée par un exemple précis ?
Comment Wallimage a-t-il trouvé sa place au sein des différents fonds européens ?
Qu'est-ce que Cine Regio ?
Comment fonctionne Cine Regio ?
Pourquoi l'association européenne des fonds régionaux est-elle baptisée Cine Regio ?
Comment expliquer que Wallimage ait aligné deux années de suite quatre films en sélection au Festival de Cannes ?
Quel est le rapport entre Wallimage et les bureaux d'accueil de tournages wallons ?
Pourquoi les bureaux d'accueil se sont-ils structurés au niveau provincial ?
Pourquoi n'y a-t-il que trois bureaux d'accueil alors qu'il y a cinq provinces en Wallonie ?
Wallimage peut-il servir d'interface entre les producteurs étrangers et les bureaux d'accueil ?
En quoi consistent les bourses de repérage proposées par Wallimage ?
Wallimage et le Cluster Twist sont-ils liés ?
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Comment Wallimage se différencie-t-il des différents mécanismes de soutien à la création audiovisuelle qui existent en Région wallonne et en communauté française ?
La situation de la production en Belgique est aujourd'hui très intéressante puisque les producteurs ont accès à trois niveaux d'aide.
Le premier niveau, historiquement parlant, est le niveau culturel qui est du ressort de la Communauté française. Ces systèmes d'aide existent depuis la fin des années 60. La Communauté française a dans ses missions d'assurer l'expression culturelle des résidents de Bruxelles et de Wallonie.
S'est créé ensuite un niveau de type économique qui est Wallimage mis en place par la région wallonne et un niveau de type fiscal, le tax-shelter qui, lui, dépend du fédéral.
Nous avons donc trois systèmes d'aide, qui émanent chacun d'un niveau de compétence distinct.
À cela, il faut ajouter, un niveau de type technologique, à savoir Promimage, qui investit de l'argent dans des productions à la condition qu'elles fassent appel à de nouvelles technologies. Ce mécanisme est très original et très peu répandu en Europe.
Les autres systèmes, y compris Wallimage sont, par contre, relativement classiques. On n'a pas inventé les fonds régionaux, il y en avait déjà avant nous, mais il y en a beaucoup plus depuis.
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Les producteurs wallons ont-ils aussi accès à des aides extérieures à la région wallonne ou à la communauté française ?
Un producteur wallon peut aussi faire appel au fonds flamand, le VAF, ou à Eurimage qui couvre l'ensemble de l'Europe. Comme la plupart du temps, un film d'un producteur belge s'appuie sur des coproducteurs français, des demandes peuvent aussi être introduites auprès du CNC ou d'un fonds régional qui existe par exemple dans le Nord-Pas-de-Calais, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Rhône Alpes...
Il y a donc une multiplicité de guichets, ce qui est idéal pour permettre à des longs métrages de profils très différents de faire leur tour de table.
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Au milieu des aides disponibles en Belgique et à l'étranger, quels sont les atouts de Wallimage ?
Notre spécificité est d'être ce qu'on appelle en anglais un gap financer, ce qui signifie que rarement les projets sont initiés chez Wallimage. Nous demandons même explicitement qu'au moins 30% du financement soit trouvé lorsqu'on vient nous solliciter.
Dans les faits, nous sommes généralement confrontés à des films, surtout dans le cas de coproductions internationales, qui ont déjà environ 80% de leur financement en poche et qui cherchent un ultime investisseur selon l'endroit où ils vont tourner ou effectuer la postproduction.
À côté de cette spécificité, nous avons immédiatement décidé de cultiver un autre atout : la rapidité d'intervention. Notre réflexion était simple: nous ne sommes pas le plus gros mécanisme d'aide, soyons donc le plus réactifs. Cette vitesse d'exécution est une bénédiction pour les producteurs qui nous sollicitent.
Nous organisons une session de financement tous les trimestres. Lorsque nous marquons notre accord sur un dossier, il se passe environ un mois, au maximum un mois et demi, avant que le producteur touche son argent.
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Pourquoi Wallimage peut-il investir très rapidement dans un film ?
Dès le départ, la Région wallonne a décidé que Wallimage serait une société anonyme, une SA qui est détenue à 100% par la Région wallonne, ce qui fait de nous une SA de droit public. L'argent que nous investissons se trouve donc déjà sur notre compte en début d'année. L'avantage est immense : lorsque nous prenons une décision d'investissement, nous ne devons pas demander l'autorisation d'un ministre ou d'un comité. L'argent nous est confié (et dans le mot "confié", on relève la notion de confiance) et naturellement, à la fin de l'année, nous devons rendre des comptes, expliquer ce que nous en avons fait et justifier nos choix. Cette manière de fonctionner change tout.
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La structure Wallimage est-elle inspirée par un exemple précis ?
Il n'y avait pas foule lorsque nous avons démarré. Deux sortes de structures étaient mises en place par certaines régions européennes: soit du fonds d'investissement pur et dur, façon Wallimage (au nord de l'Europe), soit du bureau d'accueil façon Clap (au sud). Nous nous sommes inspirés de l'Allemagne qui était pionnière. C'est là qu'on a inventé le système de territorialisation.
L'exemple qui nous a aidés à bâtir Wallimage était très précisément le Filmförderung Baden-Württemberg, basé à Stuttgart, légèrement plus culturel que les fonds classiques. L'autre grande source d'inspiration a été Rhones-Alpes-Cinéma qui, en France, a été pionnier de l'implantation des aides régionales en matière de cinéma.
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Comment Wallimage a-t-il trouvé sa place au sein des différents fonds européens ?
Il y a neuf ans, quelques fonds existaient à gauche et à droite, mais il n'y avait aucun organisme européen pour les structurer. Il y avait eu plusieurs tentatives pour créer ce genre d'association, mais tous les essais avaient échoué à cause du pays qui tentait de les initier.
Lorsque les Français se sont lancés, les Allemands ont vu ça comme une volonté d'hégémonie inacceptable et n'ont pas suivi. Lorsque les Allemands ont tenté le coup, c'est tout le reste de l'Europe qui a freiné des quatre fers.
Finalement, c'est nous qui avons pris la main et initié Cine Regio. Personne ne se sentant menacé, nous sommes rapidement parvenus à nos fins. Tout le monde a compris qu'un tel organisme serait très utile pour savoir comment les autres fonctionnent, ce qu'ils proposent, ce qui a réussi chez eux ou échoué. Un deuxième intérêt de Cine Regio était qu'on pourrait éviter les rapports antagonistes, la concurrence inutile entre fonds. Le dernier atout, et non le moindre, étant que cette association pouvait nous offrir un chemin d'accès vers les instances européennes puisqu'aucun représentant officiel des fonds régionaux n'avait jamais été désigné avant.
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Qu'est-ce que Cine Regio ?
Ciné Regio est une association qui regroupe les fonds d'investissement européens. Avec l'aide du Feder, le fonds de développement régional, nous avons créé à Mons cette association internationale, qui est une AISBL de droit belge, le I représentant le terme "International".
Ciné Regio compte aujourd'hui 35 membres ce qui reflète l'énorme développement du secteur. L'association a deux types d'activités.
D'une part, l'échange de bonnes pratiques entre membres: on essaie de susciter des coproductions ou de trouver les moyens de mener à bien des négociations entre un producteur et plusieurs fonds par exemple.
D'autre part, Cine Regio est clairement une organisation de lobbying en direction des instances européennes qui ont parfois du mal à accepter la notion de territorialisation. Les gens de la commission de la concurrence ont toujours peur que ce soit l'occasion d'une distorsion de concurrence entre états membres et nous tentons de leur faire comprendre qu'au contraire, c'est un schéma coopératif qui fonctionne plutôt bien.
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Comment fonctionne Cine Regio ?
Au départ, Cine Regio, qui fonctionne sur les cotisations de ses membres sans soutien supplémentaire, était basé à Mons et Philippe Reynaert en a été, par la force des choses, le premier président.
Passé cette phase de lancement, ce sont les différents membres qui, de manière tournante, ont assumé le secrétariat. La présidence est alors confiée au membre qui fait l'effort financier d'accueillir le secrétariat. Après la présidence wallonne, Cine Regio s'est établi dans le sud de la Suède à Göteborg. Depuis le mois de mai dernier, elle a émigré dans l'Ouest du Danemark à Aarhus.
Nous profitons de notre présence dans les grands festivals internationaux comme Cannes, Venise ou Berlin pour nous réunir, confronter nos projets et nos bilans. Ce qui limite les coûts. Une fois par an, nous nous retrouvons aussi chez l'un des membres qui nous explique en profondeur son fonctionnement, ses modes de financement…
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Pourquoi l'association européenne des fonds régionaux est-elle baptisée Cine Regio ?
Avant la naissance de Cine Regio, nous étions un programme Intereg 3 qui s'appelait "coordination européenne des fonds d'investissement régionaux en audiovisuel", le CEFIR. L'acronyme s'est vite anglicisé en ECRIF, ce qui est moins joli.
Lorsque nous avons formalisé notre structure nous avons cherché un nom qui soit compréhensible partout en Europe, du Nord, de la Scandinavie au sud de l'Espagne et on s'est donc mis d'accord sur Cine Regio qui faisait passer nos deux spécificités fondamentales. Ce qui est drôle c'est que beaucoup de monde pense qu'il s'agit d'un terme italien alors que, paradoxalement, c'est le pays où le nom est le moins bien compris puisque là-bas "regio" signifie royal.
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Comment expliquer que Wallimage ait aligné deux années de suite quatre films en sélection au Festival de Cannes?
Cet incroyable succès pour une région de la taille de la nôtre est dû au talent. Pas le talent de Wallimage naturellement, mais celui des gens que nous avons financés. Ce talent wallon est là depuis presque trente ans et il n'est pas dû au hasard: la Belgique a été un pays précurseur en matière d'écoles de cinéma. Lorsque L'Insas et l'IAD se sont créés, il n'y avait rien ailleurs, hormis l'école de Lodz, en Pologne. En France, il y avait une école de technique, à la rue Vaugirard, mais rien qui évoque dans son approche nos écoles à nous. Donc il ne faut pas s'étonner de cette émergence de talents ici: quarante ans d'école de haut niveau, cela finit fatalement par payer.
À cela s'ajoute une caractéristique devenue un avantage intrinsèque évident: comme les Belges francophones n'ont jamais eu un marché intérieur sur lequel s'appuyer, les cinéastes et producteurs sont vite devenus les champions de la coproduction internationale. Depuis longtemps, nous sommes prédisposés à ces techniques, nous avons une pratique plus longue qui fait que nos producteurs trouvent très vite les manières de travailler à quatre, cinq, six pays quelquefois sur un même film.
Rétrospectivement, et on pourrait croire que nous l'avons fait exprès ce qui est évidemment impossible, on constate que ces deux vagues cannoises assez différentes révèlent en fait les deux facettes des activités de Wallimage. En 2008, nous présentions quatre films d'initiative belge et en 2009, trois films d'initiative internationale dans lesquels les Belges étaient coproducteurs. Plus un film d'animation. Un heureux concours de circonstances.
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Quel est le rapport entre Wallimage et les bureaux d'accueil de tournages wallons ?
Partout en Europe, les aides au cinéma sont de deux types: on trouve des fonds d'investissement et des bureaux d'accueil pour promouvoir les lieux de tournage potentiels et aider les équipes sur le terrain.
Au démarrage, nous avions envisagé engager une personne qui se spécialise dans ce type de travail à l'intérieur de Wallimage. Ce n'était pas une bonne idée, car cette démarche doit être localisée et prise en charge par des gens du cru.
Un autre apport de Jean-Claude Marcourt a été de créer le réseau des bureaux d'accueil de tournage qui sont des ASBL cofinancées par les provinces et la région.
Le premier bureau d'accueil est né en Hainaut, à La Louvière. Il a été suivi de l'implantation de structures identiques dans le Brabant wallon et à Liège.
Ces bureaux ne dépendent pas de Wallimage, mais nous en assurons la coordination. La logique veut que ce soit des gens de terrain qui gèrent ce genre de ressources, mais si les efforts restent dispersés, une personne extérieure en recherche de lieux précis a peu de chance de localiser ce qu'elle souhaite. Il faut donc que l'information soit plus ou moins centralisée. Cette coordination s'appelle Wallonie Tournage et regroupe les trois ASBL aujourd'hui actives qui couvrent l'ensemble de la Wallonie. Ces bureaux ont un site internet commun qui est le site Cinéma made in Wallonia et s'appuient sur Wallimage en matière de présence à l'international.
Ainsi, il n'y a qu'un seul pavillon au Festival de Cannes: sous la bannière Cinema made in Wallonia, il regroupe Wallimage, les trois bureaux d'accueil et le cluster Twist. Il est déjà compliqué de faire comprendre à l'étranger ce qu'est la Wallonie. Inutile d'espérer expliquer les nuances intrawallonnes à un Suédois ou à une Espagnole. Cette démarche conjointe est donc parfaite. Et économique.
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Pourquoi les bureaux d'accueil se sont-ils structurés au niveau provincial ?
Ce sont les circonstances qui ont induit cette logique apparente. Si en Hainaut et à Liège, ce sont effectivement les provinces qui ont mis sur pieds les bureaux de tournage, c'est une commune, celle de Braine L'Alleud qui a pris l'initiative en Brabant-Wallon. La Région wallonne cofinance ces bureaux.
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Pourquoi n'y a-t-il que trois bureaux d'accueil alors qu'il y a cinq provinces en Wallonie ?
Nous avons temporisé afin que les structures ne se multiplient pas en dépit du bon sens. Il fallait garder une logique et une puissance de feu suffisante pour que chaque région, chaque province, ait le plus d'atouts possible. La conséquence de cette réflexion est que l'ASBL CLAP, bureau d'accueil de la région liégeoise a trouvé un accord avec le Luxembourg et avec Namur. Il couvre donc les trois provinces du sud, ce qui n'empêche pas l'existence d'un bureau spécifique à Namur, par exemple.
Aujourd'hui, des discussions sont en cours entre le CLAP et le bureau d'accueil du Hainaut qui pourrait à son tour rejoindre l'ASBL.
Le bureau d'accueil du Brabant wallon pourrait, lui, opérer plus utilement une fusion avec Bruxelles parce qu'on observe que les tournages dont bénéficie le Brabant Wallon sont surtout des tournages bruxellois.
Cette structure globale rappellera in fine la structure flamande où cinq bureaux d'accueil sont fédérés sous une seule bannière: les Films cities in Flanders, car là, ce sont les villes qui prennent l'initiative.
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Wallimage peut-il servir d'interface entre les producteurs étrangers et les bureaux d'accueil ?
C'est un mouvement qui va dans les deux sens. Un bureau d'accueil contacté par un producteur l'envoie vers nous en lui signalant qu'il peut introduire un dossier de financement. À l'inverse, il nous arrive de suggérer des lieux de tournage potentiels à un réalisateur qui se tourne alors vers les bureaux d'accueil.
Cette très bonne collaboration entre Wallimage et les bureaux d'accueil se concrétise aussi dans un petit mécanisme un peu marginal, mais assez efficace qu'on a appelé "les bourses de repérage".
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En quoi consistent les bourses de repérage proposées par Wallimage ?
Les bureaux d'accueil alimentent un fichier de prérepérage qui est présent sur le site "Cinema made in Wallonia" et qui permet à un producteur espagnol par exemple de voir rapidement si dans une région donnée, il pourrait trouver le lieu unique dont il rêve pour une scène de son film. La fonction de ce site est de montrer la diversité de nos paysages, urbains, ruraux, historiques, modernes et aussi nos ressources patrimoniales. Chaque film ayant son histoire spécifique, cette présentation ne suffit pas à un producteur, mais c'est un premier pas qui peut l'inciter à venir constater lui-même si cette petite école entourée de châtaigniers qu'il a en tête pourrait s'avérer être celle qu'il a aperçue sur le site.
Une fois que le producteur a contacté le bureau, nous entrons dans une deuxième phase, celle du repérage sur scénario. Jusqu'ici, il y avait un petit frein psychologique. Le producteur international entrait en contact avec le producteur belge en lui demandant s'il pouvait prendre à sa charge un repérage. Or, l'opération coûte environ 2000 euros pour une recherche d'une semaine opérée par un professionnel après dépouillement du scénario.
Pour contourner cette difficulté, nous avons mis en place un mécanisme où un bureau d'accueil de tournages peut faire appel à Wallimage via un petit dossier argumenté. Si nous estimons que ce film a de réelles chances de se tourner en Wallonie, nous accordons une bourse de repérage qui permet à un repéreur wallon de faire ce travail. En plus, le jour où le projet aboutit et que le dossier arrive chez Wallimage, ces deux mille euros peuvent être considérés comme une dépense éligible même si c'est nous qui l'avons payée. C'est marginal, bien sûr, mais jusque-là, si le film ne se faisait pas, le producteur wallon qui avait financé le repérage avait perdu 2000 euros. Il hésitait donc à se lancer…
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Wallimage et le Cluster Twist sont-ils liés ?
Le cluster TWIST (technologie wallonne de l'image, du son et du texte) réunit les entreprises pionnières dans ces secteurs en Wallonie et à Bruxelles. Aujourd'hui il compte plus de trente membres. Pour Wallimage, sa mise sur pied, encouragée par le ministre Marcourt est une aubaine. En Belgique, dans le milieu du cinéma, le secteur de la production est parfaitement organisé avec une union professionnelle active et structurée. Il en va de même pour les réalisateurs. Il y a aussi une organisation de comédiens.
Or, jusqu'il y a peu nous n'avions aucun interlocuteur en matière d'industrie technique. Quand nous voulions faire passer une info vers les sociétés, il fallait que nous nous adressions individuellement à chaque responsable de chaque entreprise présente sur le territoire. Aujourd'hui nous avons un interlocuteur : nous parlons au TWIST qui répercute. C'est un gain de temps et d'énergie incroyable. À Cannes, nous battons pavillon commun sous le label "Cinéma made in Wallonia".
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