 |
| Pourquoi
a-t-on créé Wallimage ? |
| Comment
peut-on décrire Wallimage ? |
| Quelle
est la mission essentielle du fonds wallon ? |
| Peut-on
tirer un bilan de l'action de Wallimage depuis sa création ? |
| La
Wallonie est-elle une région de cinéma ? |
| Y
a-t-il une identité wallonne au cinéma ? |
| Quelles
sont les étapes qui ont jalonné l'histoire de
Wallimage ? |
| Quelle
est l'image de Wallimage à l'étranger ? |
| Le
but de Wallimage est-il de faire prospérer le cinéma
wallon ? |
| Wallimage
cofinance-t-il plus de films internationaux que de projets
100% wallons ? |
| Doit-on
dire que Wallimage coproduit des films ou qu'il les soutient
? |
| Comment
Wallimage développe-t-il un tissu industriel en Wallonie ?
|
| Quel
est le regard de Wallimage sur les entreprises dans lesquelles
le fonds n'a pas de participation ? |
| En
quoi consiste le label "Cinéma made in Wallonia"
? |
| Pourquoi
avoir adopté cette dénomination "Cinéma
made in Wallonia" ? |
 |
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Pourquoi a-t-on créé Wallimage ? |
| Le
déclencheur de la création de Wallimage, est
clairement la Palme d'or de Rosetta en mai 99 à
Cannes. La récompense confirme qu'il y a chez nous
un vivier exceptionnel de talents, mais que ces talents sont
des talents individuels, des personnalités. Il manque
une structure pour les soutenir et les encadrer. |
| Lorsque
Rosetta fut couronnée, Serge Kubla,
le ministre à l'initiative du mécanisme Wallimage
déclara: "c'est comme si on avait du pétrole
qui jaillit du sol en Wallonie et pas de raffinerie. Tout
ce qu'on peut faire, c'est regarder ce pétrole couler
au mieux vers Bruxelles, au pire vers Paris." Wallimage
a été conçu pour construire des raffineries. |
 |
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Comment peut-on décrire Wallimage ? |
| Wallimage
est un mécanisme purement économique qui soutient
des produits culturels. C'est en quelque sorte une banque
spécialisée dans le domaine du cinéma
et de l'audiovisuel, avec un champ d'activité assez
restreint: le long métrage de fiction, le téléfilm,
le documentaire, l'animation, en série ou long métrage.
La différence avec une banque classique est que les
collaborateurs de Wallimage sont constamment à l'écoute,
prêts à accompagner des projets au-delà
de ses simples rouages économiques. |
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Quelle est la mission essentielle du fonds wallon ? |
| La
mission, précisée dans les statuts de Wallimage
est de développer le tissu des entreprises de service
audiovisuel en région Wallonne. Le texte exact stipule
que Wallimage doit "structurer l'industrie naissante
de l'audiovisuel en région wallonne". |
| Pour
créer un flux financier indispensable au développement
d'une véritable industrie, la Réqion wallonne
a adopté une stratégie en deux temps. Nous avons
donc accordé à des films sélectionnés
sur dossier, des financements territorialisés: l'argent
que nous confions aux producteurs devait être dépensé
en région wallonne. Parallèlement, nous gardions
disponible une certaine somme d'argent pour aider des entreprises
cherchant à s'installer ou à démarrer
en région wallonne. Là, nous travaillons par
des techniques de prise de capital, de prêts, des mécanismes
financiers qui s'apparentent complètement à
une intervention bancaire. |
 |
|
Peut-on tirer un bilan de l'action de Wallimage depuis sa
création ? |
| Dans
la tête d'une majorité de gens qui s'intéressent
à l'audiovisuel, Wallimage est avant
tout coproducteur de films alors qu'en réalité
ce n'est qu'un moyen de faire exister un réseau d'entreprises
spécialisées dans l'audiovisuel. Aujourd'hui,
ce réseau existe bel et bien. Wallimage
est présent dans une dizaine d'entreprises de manière
directe. De manière indirecte, c'est une trentaine
d'entreprises qui se sont développées pendant
ces presque dix ans. |
| L'indicateur
le plus important est sans doute la création du cluster
TWIST (technologie wallonne de l'image, du son et
du texte) qui regroupe les entreprises du secteur : aujourd'hui
il y a plus de trente membres dans cette association. Rappelons-nous
qu'au début de la décennie, c'était le
désert ou peu s'en faut. Sans crier victoire trop tôt,
on peut affirmer que Wallimage accomplit
sa mission avec de plus en plus de pertinence et que la stratégie
en deux temps était bonne. La crise économique
profonde que nous connaissons depuis la fin de l'année
2008 a forcément ralenti cette croissance, mais dans
l'ensemble, ces sociétés résistent plutôt
bien dans un contexte défavorable. |
 |
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La Wallonie est-elle une région de cinéma ? |
| La
Palme d'or de Rosetta ponctuait une décennie
très riche qui correspond à l'émergence
de la 3e génération du cinéma belge.
Notre cinéma devenait populaire ! Le démarrage
de cette phase remonte au succès du Maître
de Musique, il y a 20 ans, à sa nomination aux
Oscars. Après Gérard Corbiau,
on a vu se succéder les Van Dormael,
Berliner, Rémy Belvaux.
Il se fait que la grande majorité de ces artistes étaient
très implantés en Wallonie. |
| Au
cœur de cette dream team on découvre les frères
Dardenne qui se trouvent au bout du processus
de reconnaissance internationale, mais ont aussi contribué
à initier le bouillonnement frénétique
régional. Ils ont révélé une génération
de comédiens comme Émilie Dequenne,
Jérémy Rénier,
Olivier Gourmet qui était alors un acteur
de théâtre ou plus tard Déborah
François. Tous ces acteurs magnifiques, qui
sont passés entre leurs mains et ont ensuite entamé
des carrières magnifiques, sont aussi des Wallons.
|
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|
Y a-t-il une identité wallonne au cinéma ? |
| Incontestablement.
Les films des frères Dardenne, Eldorado
ou La raison du plus faible
pour ne citer que quelques exemples sont des films profondément
wallons. |
| Ces
dernières années toute une série d'acteurs
revendique clairement leur nationalité, leur fierté
d'être belge, voire même wallon: Cécile
de France qui présente les Césars évoque
son enfance à Namur; Benoît Poelvoorde
se fait une spécialité de l'ancrage. Il y a
donc un retournement de situation très intéressant
de ce point de vue. |
| Hélas
pour eux, si la situation de nos techniciens, producteurs
et entreprises audiovisuelles s'est vraiment améliorée
ces dix dernières années, le statut du comédien
en Belgique, qui dépend du fédéral, est
toujours lamentable par rapport au statut du comédien
en France. Ce qui explique que, dès qu'un acteur a
un peu de succès, il a tout intérêt, fiscalement
parlant, à s'installer chez nos voisins. On a deux
glorieuses exceptions qui sont Benoît Poelvoorde
et Olivier Gourmet. Pour des raisons qui
sont d'ordre affectif, ces deux-là ont décidé
qu'ils ne déménageraient pas. C'est un choix
admirable, mais qui n'est pas "raisonnable". |
 |
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Quelles sont les étapes qui ont jalonné l'histoire
de Wallimage ? |
| On
peut précisément dater la première date
importante du développement de Wallimage.
Elle coïncide avec l'arrivée chez nous d'un dossier
de Bernard Rapp, journaliste et réalisateur
français, qui ne parvenait pas à boucler le
financement de son deuxième film Pas
si grave. Sur nos conseils, il a envoyé son fils,
Joseph Rapp, opérer des repérages en
Wallonie et a décidé de venir tourner ici. C'était
le premier grand film français que nous cofinancions
et surtout, Bernard Rapp a joué pour
Wallimage un rôle d'ambassadeur de luxe auprès
de la profession hexagonale. |
| Joseph
Rapp a ensuite conseillé à Costa-Gavras
de filmer Le couperet en
Wallonie. Nous avons mis l'épouse et productrice de
ce grand réalisateur en relation avec les frères
Dardenne qui, via Les
Films du Fleuve, ont coproduit Le
couperet. Naturellement, nous avons soutenu le projet
qui garantissait de nombreuses retombées pour la Wallonie.
Retombées économiques, mais aussi retombées
en termes de notoriété. Épaté
par notre façon de fonctionner ici en Wallonie,
Costa-Gavras a ensuite vanté les mérites
de Wallimage et de notre région auprès de toute
la profession, en France et ailleurs. |
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|
Quelle est l'image de Wallimage à l'étranger
? |
| Bernard
Rapp et Costa-Gavras qui ont été
ravis de notre travail ont été nos meilleurs
ambassadeurs en France. Il y a sept ou huit ans, Philippe
Reynaert allait à Paris rencontrer des producteurs
et tentait de décrocher un maximum de rendez-vous.
Il leur expliquait qu'un fonds wallon avait été
créé et quels avantages il pouvait offrir. La
réaction était, au mieux, polie. Aujourd'hui,
ce sont les professionnels français qui viennent à
Wallimage, très enthousiastes et demandeurs. |
| Grâce
aux Films du Fleuve, nous avons ensuite travaillé avec
Ken Loach pour son Looking for Eric,
acclamé partout en Europe. Le réalisateur anglais
est, à son tour, devenu fan de la Wallonie. |
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Le but de Wallimage est-il de faire prospérer le cinéma
wallon ? |
| Oui…
mais pas que… La mission de Wallimage est de développer
le secteur industriel en Wallonie, dans le secteur audiovisuel.
Une des clefs est d'avoir des auteurs wallons actifs, connus
et reconnus. Ce sont des importateurs de travail. Plus Bouli
Lanners aura du succès à l'international,
plus les sociétés wallonnes auront du travail
puisque c'est ici qu'il opère. Soutenir le cinéma
wallon est donc un vrai objectif pour Wallimage. |
| Mais
l'autre grande source du développement du secteur est
l'importation de projets venant de l'étranger. Jusqu'il
y a peu, l'étranger commençait à Bruxelles,
se prolongeait en Flandre et s'étendait bien sûr
en France, en Angleterre, en Allemagne ou en Italie, tous
des grands producteurs de cinéma. |
 |
|
Wallimage cofinance-t-il plus de films internationaux que
de projets 100% wallons ? |
| Depuis
le début, on a veillé à équilibrer
ces deux grandes tendances: le rapport sorti à l'occasion
de la sortie du Silence de Lorna qui était le cinquantième
film soutenu par Wallimage montre que la
proportion globale est d'environ 60/40: 60%
de films d'initiative belge et 40% de projets
initiés à l'étranger. |
| En
termes de retombées régionales, le ratio s'inverse:
les 40% représentés par ces
projets étrangers génèrent pour la région
wallonne 60% des investissements globaux
consentis sur son territoire. C'est normal : les budgets des
films nationaux sont plus petits. C'est une simple conséquence
mathématique. Quand un grand film français vient
faire tout son tournage en Wallonie et à Bruxelles
ça génère fatalement plus de dépenses
que dans le cas du premier film d'un jeune auteur belge. Mais
les deux sont nécessaires au développement de
l'industrie chez nous. |
 |
|
Doit-on dire que Wallimage coproduit des films ou qu'il les
soutient ? |
| La
terminologie que nous employons est "cofinancement".
"Soutenir" peut être compris comme "subsidier".
Or, nous ne subsidions personne. Nous investissons de l'argent
que nous voulons revoir. Et cet argent doit générer
de l'activité en région wallonne. Techniquement,
ce que nous faisons peut s'apparenter à de la production,
mais la production, c'est un métier et nous ne faisons
pas tout à fait ce métier-là. Nous disons
donc "cofinancés". |
 |
|
Comment Wallimage développe-t-il un tissu industriel
en Wallonie ? |
| C'est
une phase qui constitue la troisième étape marquante
de notre développement : la mise sur orbite définitive
de notre structure globale. Elle se caractérise par
l'émergence de sociétés de service audiovisuel
et notre entrée progressive dans le capital de certaines
d'entre elles. |
| Après
des débuts balbutiants, ce qui est assez normal, nous
avons été amenés à soutenir des
sociétés de plus en plus performantes, innovantes,
prometteuses; et souvent complémentaires comme le montre
le projet Virtualis qui s'appuie sur les
synergies de plusieurs d'entre elles. |
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Quel est le regard de Wallimage sur les entreprises dans lesquelles
le fonds n'a pas de participation ? |
| Wallimage
aide certaines entreprises wallonnes à se développer
en entrant dans leur capital, mais aussi en faisant en sorte
que les sociétés aient beaucoup de travail grâce
aux productions qui investissent chez nous. |
| Nous
sommes par exemple partenaire de Genval-les-Dames,
un studio son très performant installé dans
le Brabant-Wallon. Mais nous applaudissons quand le studio
l'Équipe installe à son tour
un studio en Wallonie ce qui, du coup, fait deux sociétés
de pointe à la disposition des professionnels. Dans
notre région. |
| Psychologiquement,
un autre grand pas en avant au niveau des entreprises a été
l'arrivée, l'an dernier à Liège d'une
filiale de Mikros. Cette société
est dans le top trois des effets spéciaux français
et ouvre chez nous une antenne baptisée WFX,
"effets spéciaux wallons". |
| Mikros
était la première très grosse compagnie
à capitaux étrangers à s'installer chez
nous, clairement attirée par le mécanisme mis
en place par Wallimage et par le Tax
Shelter. Wallimage n'est pas du tout
partie prenante dans le montage financier de cette filiale
qui n'a aucun besoin d'argent, mais notre but n'est pas d'investir
à tout prix dans des entreprises, mais de développer
le tissu industriel. Avec ou sans intervention financière.
|
| Replaçons-nous
dix ans en arrière et demandons-nous s'il était
alors envisageable qu'une société reconnue internationalement
délocalise une partie de ses activités en Wallonie.
La réponse est évidente: non. |
 |
|
En quoi consiste le label "Cinéma made in Wallonia"
? |
| La
création du label "Cinéma made in Wallonia"
est une autre étape importante pour nous. Ce n'est
pas une société, mais une appellation que nous
avons utilisée pour la première fois en mars
dernier pour l'organisation d'un week-end portes ouvertes
dans les entreprises audiovisuelles, mais aussi pour la visite
de lieux de tournage et des avant-premières. Cette
ouverture vers le public était une vraie première,
car une entreprise comme Wallimage a peu
de visibilité. Notre communication est essentiellement
d'ordre business to business. |
| Le
moment semblait idéal pour rassembler publiquement
les efforts faits par Wallimage, les bureaux
d'accueil de tournages et le Cluster Twist. Ces trois organismes
de nature très différente se sont donné
la main pour organiser ce week-end festif. |
| La
suite concrète est la sortie dans le commerce d'un
box DVD reprenant cinq films cofinancés par Wallimage,
une compilation exemplative de notre double politique (films
d'initiative belge, films internationaux tournés en
Belgique) et qui n'est que le volume 1 d'une série
qu'on espère florissante. Ce box symbolise le travail
que nous avons mené pendant dix ans, car soyons honnêtes
: jamais cette démarche n'aurait été
envisageable il y a dix ans. |
| Aujourd'hui,
c'est sans complexe qu'un éditeur professionnel discute
avec la Fnac ou Mediamarkt de la diffusion de ce box. |
| "Cinema
made in Wallonia" est aussi le nom du site internet de
Wallonie-tournages
qui présente toutes les ressources wallonnes en matière
de cinéma. |
 |
|
Pourquoi avoir adopté cette dénomination "Cinéma
made in Wallonia" ? |
| Au-delà
du petit gag inhérent au nom, ce label définit
bien notre champ d'action: nous soutenons le cinéma
qui se fait en Wallonie par des Wallons ou par des gens venus
de l'extérieur. C'est important, pour nos techniciens
et sociétés qui ne peuvent pas se contenter
de tournages 100% wallons. Un réalisateur wallon sera
réalisateur wallon toute sa vie. Même s'il part
aux États-Unis. |
| Les
comédiens sont confrontés à un problème
similaire. Il y a six ou sept ans, la Belgique produisait
une dizaine de films par an. Personne ne peut être à
l'affiche de ces dix films ce qui aurait engendré beaucoup
de lassitude. Un comédien belge pouvait espérer
tourner chez nous dans un ou deux films tous les douze mois.
Impossible, dans ces conditions, de vivre de son art. Aujourd'hui,
petit à petit, on atteint une masse critique de films
produits suffisante pour que des gens puissent vivre de leur
métier, qu'ils soient techniciens ou comédiens,
ici en Région wallonne. |
|
 |
|
Comment est structuré Wallimage
? |
|
Qu'est devenue la Sowalim ? |
|
Qui fait quoi chez Wallimage ? |
|
À quoi sert le conseil d'administration
de Wallimage ? |
|
Comment est composé le conseil d'administration
de Wallimage ? |
|
Les CA de Wallimage-Coproductions et de Wallimage-Entreprises
se distinguent-ils du CA de Wallimage ? |
|
Qu'est-ce que le collège actif ? |
|
Qu'est-ce que le groupe technique qui valide
l'expertise de Wallimage ? |
|
Wallimage travaille-t-il avec des collaborateurs
extérieurs ? |
|
Quel est le rôle du ministre de tutelle
? |
 |
 |
|
Comment est structuré Wallimage ? |
|
Dès l'origine, on a voulu, avec le conseil d'administration,
créer non pas une société, mais deux.
Nous avons donc créé Wallimage
et, dans la foulée, nous avons mis en place une filiale
baptisée Sowalim, société
wallonne de l'image. Cette société ne devait
avoir aucune visibilité : elle était purement
financière et n'employait pas de personnel. |
| Cette
décision a été prise pour une raison
de transparence totale : la Région wallonne nous octroyait
deux financements, 2.5M d'Euro pour financer des films et
800.000 euros pour structurer des entreprises. Plus un subside
de fonctionnement. |
|
Ce subside est alloué à Wallimage,
société d'analyse et de conseil en investissement,
qui emploie six personnes. Wallimage suggère
ensuite à sa filiale Sowalim d'investir
dans des projets ou des entreprises. Sowalim
qui n'a pas de personnel utilise la totalité de sa
dotation (3.3M au départ, donc) pour sa mission de
cofinancement. Il n'y a ainsi aucune interférence
possible entre les différents postes financiers. |
 |
|
Qu'est devenue la Sowalim ? |
Wallimage s'adapte constamment à
la réalité du terrain. Récemment, le
nombre d'entreprises en région wallonne s'est considérablement
accru et nous avons été sollicités par
quelques-unes pour entrer dans leur capital ou effectuer
un prêt.
Le ministre Jean-Claude Marcourt nous a
alors suggéré de transférer les actions
que nous avions dans plusieurs sociétés au
sein d'une société tierce qui s'appelait l'incubateur
wallon de l'image numérique et qui peinait à
prendre son envol. |
|
Nous avons donc fait apport de nos actifs dans cette société
et il y a ainsi eu un transfert de la Sowalim
vers l'Inwa. Il y a même eu un petit
investissement supplémentaire en cash : l'argent qu'il
nous restait pour les sociétés nous l'avons
aussi injecté, dans le capital de l'Inwa
de manière à devenir actionnaire à hauteur
de 13% de cette société, en échange
de quoi, l'Inwa a demandé à
Wallimage de devenir son conseil en investissement. |
|
Wallimage a donc commencé à
faire pour l'Inwa ce qu'il faisait déjà
pour la Sowalim. La Sowalim
investissait dans les coproductions tandis que l'Inwa
prenait en charge les investissements dans les sociétés.
|
|
Récemment, la Sowalim est devenue
Wallimage Coproductions et l'Inwa
Wallimage Entreprises ce qui a le mérite
d'être transparent et de dégager, même
si c'est indirect, une sorte d'effet de Holding entre les
trois sociétés. La structure est cohérente
et compréhensible par tous, même les non-initiés.
|
|
Wallimage Coproductions et Wallimage
Entreprises : ce sont des sociétés
cousines avec un actionnariat mélangé puisque
Wallimage Coproductions détient 13% du capital de
Wallimage Entreprises. |
|
Certains administrateurs officient dans les deux CA, mais
ces conseils d'administration sont sensiblement différents.
C'est indispensable pour couper court à d'éventuels
soupçons de conflits d'intérêts. |
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À l'intérieur même de Wallimage,
les personnes en charge des différentes branches sont
nettement identifiées. La structure de Wallimage
est le reflet de la structure global du "holding".
|
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Qui fait quoi chez Wallimage ? |
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Wallimage s'est formé avec deux personnes : Philippe
Reynaert qui a été choisi comme directeur
et l'est toujours et Stéphanie Hugé,
son bras droit, véritable cofondatrice du mécanisme.
Stéphanie s'est progressivement spécialisée
dans l'analyse et le suivi des dossiers liés aux investissements
dans les productions audiovisuelles. |
|
Il y a quelques années, Wallimage a engagé
une experte fiscaliste qui est le pendant de Stéphanie
Hugé pour les conseils et l'analyse en investissement
par rapport aux sociétés, c'est Virginie
Nouvelle. |
|
Évolution tout à fait récente pour faire
face aux développements de l'activité, chacune
de ses deux analystes a hérité d'une assistante
qu'elle forme. Inge Huwart travaille avec
Virginie dans le secteur "entreprises" et Vanessa
Vincent avec Stéphanie pour les "coproductions".
|
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Morgane Zacharczenko, assistante administrative
et coordinatrice générale est la sixième
membre de l'équipe de base. |
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|
À quoi sert le conseil d'administration de Wallimage
? |
|
Wallimage s'appuie sur un conseil d'administration
qui lui est propre, une structure restreinte, limitée
à six personnes. Ce ne sont évidemment pas
des membres du personnel, mais ce sont des gens avec qui
nous entretenons un rapport qui est bien plus qu'un simple
rapport d'employés à administrateurs. Ce sont
des personnalités qui s'activent pour que le fonds
fonctionne, et qui officient en tant que relais. Ils font
partie de l'ensemble actif de Wallimage. |
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|
Comment est composé le conseil d'administration de
Wallimage ? |
| Le
conseil d'administration de Wallimage bénéficie
de mandats de cinq ans. C'est idéal parce que ça
nous apporte une certaine stabilité. Comme il est
de coutume pour ce type de C.A., il a été composé
de manière complètement politique. Ce sont
donc des représentants des différents cabinets
à l'origine de la création de Wallimage.
|
|
Quand Wallimage a été créé,
deux représentants du cabinet Kubla,
ministre de l'Économie et initiateur du fonds, ont
été nommés, aux côtés de
deux représentants du cabinet Van Cauwenberghe
qui était alors président de la région
wallonne. L'effectif a été complété
par un représentant du parti Ecolo et un membre du
CDH qui étaient dans l'opposition au moment où
Wallimage a été créé.
Nous avons toujours eu la volonté de nous appuyer
sur un CA arc-en-ciel ce dont nous nous félicitons
aujourd'hui puisque Wallimage entame sa
troisième législature sans qu'il n'y ait jamais
eu la moindre remise en cause quels qu'aient été
les renversements d'alliances politiques à la Région
wallonne. |
|
Comme Wallimage a été créé
un an après le début de la législature,
nous renouvelons notre conseil d'administration après
chaque élection, mais nous avons gardé cette
année de décalage. |
|
Il y a eu une première refonte du CA après
les régionales précédentes qui a amené
un petit déplacement avec la nomination d'un vice-président
CDH au lieu du vice-président MR d'origine. Dans la
prochaine refonte du conseil, Ecolo prendra plus d'importance
conformément à ses résultats électoraux.
|
|
Deux commissaires, nommés par la Région wallonne,
sont également chargés de vérifier la
validité de nos décisions et la pertinence
de notre fonctionnement. |
 |
|
Les CA de Wallimage-Coproductions et de Wallimage-Entreprises
se distinguent-ils du CA de Wallimage ? |
|
À côté du CA de Wallimage,
il y a deux autres CA. Le CA de Wallimage-Coproductions
est composé des six administrateurs du CA de Wallimage
auxquels viennent s'ajouter deux représentants de
la communauté française et, depuis peu, deux
représentants de la région bruxelloise qui
ont statut d'observateurs auprès du CA de Wallimage.
|
|
Dans le conseil d'administration de Wallimage-Entreprises,
on retrouve des administrateurs de Wallimage,
mais aussi des personnes en provenance du monde de l'entreprise. |
 |
|
Qu'est-ce que le collège actif ? |
|
À côté du C.A. qui prend les décisions
stratégiques, Wallimage a constitué
un collège actif de dix personnes qui représentent
toutes les fonctions du cinéma: producteurs, comédiens,
réalisateurs, techniciens… Ce ne sont pas ces
personnes qui choisissent les projets que nous allons ou
non soutenir, ce qui serait indélicat puisque nous
pouvons les retrouver dans des dossiers qui nous sont soumis. |
|
Ce conseil est une chambre de résonnance vers la profession,
porteuse d'une communication en amont et en aval. On réunit
le conseil deux fois par an, on lui expose la politique générale
de Wallimage et ce conseil nous fait remonter
les éventuelles plaintes ou doléances, les
malentendus qu'il peut y avoir. Tous ses membres sont désignés
par les associations professionnelles. On sait donc à
la fin d'un collège que l'information sera répercutée
auprès de toutes les personnes actives dans l'audiovisuel
wallon ce qui est intéressant et constructif. |
 |
|
Qu'est-ce que le groupe technique qui valide l'expertise
de Wallimage ? |
|
Autour de Stéphanie Hugé,
existe un groupe technique composé de deux personnes,
un fiscaliste et un spécialiste en ventes internationales,
qui analysent les dossiers de coproduction avec Stéphanie,
car ce sont des compétences pointues que nous avons
préféré chercher à l'extérieur
pour consolider encore nos avis et positions. |
 |
|
Wallimage travaille-t-il avec des collaborateurs extérieurs
? |
|
Nous nous appuyons sur quelques personnes qui sont des satellites
proches de la planète Wallimage et
se consacrent essentiellement à notre communication,
une communication BtoB surtout, mais aussi une communication
pédagogique qui vise la transparence totale (cf ces
faq). |
| Nous
travaillons avec un webmaster/rédacteur, un graphiste
et une traductrice. Ils sont avec nous depuis plusieurs années,
connaissent le fonctionnement de Wallimage, et ses finalités
: je les associe complètement au développement
de la société. Nous avons aussi un indispensable
IT manager qui s'assure que nos systèmes informatiques
sont fiables. |
 |
|
Quel est le rôle du ministre de tutelle ? |
|
Nous avons eu deux ministres de tutelle depuis la création
de Wallimage. Pour le premier d'entre eux,
Serge Kubla, la tâche a été
de mettre en place le fonds et d'exercer une sorte de surveillance
pour être certain que la direction prise était
celle escomptée. |
|
Jean-Claude Marcourt, qui est notre ministre
de tutelle depuis la deuxième législature a,
en plus, joué un rôle de promotion de l'outil
Wallimage à l'extérieur. |
|
Pour dynamiser l'industrie de l'audiovisuel en Wallonie,
il a créé le réseau des bureaux d'accueil
de tournage et est à la base du cluster TWIST.
De manière plus interne à Wallimage,
Jean-Claude Marcourt nous a permis de mettre
sur pieds une ligne d'investissement spécifique, dotée
d'un million d'euros et réservée aux séries
d'animation. À la fin de sa première législature,
le ministre de tutelle a aussi négocié un partenariat
complexe avec la région bruxelloise et son homologue
responsable de l'économie bruxelloise Benoit
Cérexhe sous le regard bienveillant du ministre
président bruxellois Charles Picqué.
En est sortie une troisième ligne, mixte, qui s'appelle
Wallimage/Bruxellimage. |
| Ce
n'est pas un bilan discret ou léger puisqu'on est
passé en termes d'investissements globaux possibles
de 2.5 millions à 5.5 millions en une législature
et que les réseaux structurants se sont drastiquement
améliorés. C'est donc une amélioration
concertée qui amplifie l'impact de nos interventions.
Ne nous leurrons pas : il ne s'agit pas de dépenser
l'argent de la Région wallonne, mais d'augmenter d'autant
les retours bénéfiques pour la région.
On parle bien d'investissements très rentables, pas
de subsides. C'est une attitude volontariste qui porte ses
fruits. |
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Comment Wallimage se différencie-t-il
des différents mécanismes de soutien à
la création audiovisuelle qui existent en Région
wallonne et en communauté française ? |
|
Les producteurs wallons ont-ils aussi accès
à des aides extérieures à la région
wallonne ou à la communauté française
? |
|
Au milieu des aides disponibles en Belgique
et à l'étranger, quels sont les atouts de Wallimage
? |
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Pourquoi Wallimage peut-il investir très
rapidement dans un film ? |
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La structure Wallimage est-elle inspirée
par un exemple précis ? |
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Comment Wallimage a-t-il trouvé
sa place au sein des différents fonds européens
? |
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Qu'est-ce que Cine Regio ? |
|
Comment fonctionne Cine Regio ? |
|
Pourquoi l'association européenne
des fonds régionaux est-elle baptisée Cine
Regio ? |
|
Comment expliquer que Wallimage ait aligné
deux années de suite quatre films en sélection
au Festival de Cannes ? |
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Quel est le rapport entre Wallimage et
les bureaux d'accueil de tournages wallons ? |
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Pourquoi les bureaux d'accueil se sont-ils
structurés au niveau provincial ? |
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Pourquoi n'y a-t-il que trois bureaux d'accueil
alors qu'il y a cinq provinces en Wallonie ? |
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Wallimage peut-il servir d'interface entre
les producteurs étrangers et les bureaux d'accueil
? |
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En quoi consistent les bourses de repérage
proposées par Wallimage ? |
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Wallimage et le Cluster Twist sont-ils
liés ? |
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Comment Wallimage se différencie-t-il des différents
mécanismes de soutien à la création
audiovisuelle qui existent en Région wallonne et en
communauté française ? |
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La situation de la production en Belgique est aujourd'hui
très intéressante puisque les producteurs ont
accès à trois niveaux d'aide. |
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Le premier niveau, historiquement parlant, est le niveau
culturel qui est du ressort de la Communauté française.
Ces systèmes d'aide existent depuis la fin des années
60. La Communauté française a dans ses missions
d'assurer l'expression culturelle des résidents de
Bruxelles et de Wallonie. |
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S'est créé ensuite un niveau de type économique
qui est Wallimage mis en place par la région
wallonne et un niveau de type fiscal, le tax-shelter
qui, lui, dépend du fédéral. |
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Nous avons donc trois systèmes d'aide, qui émanent
chacun d'un niveau de compétence distinct. |
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À cela, il faut ajouter, un niveau de type technologique,
à savoir Promimage, qui investit de l'argent
dans des productions à la condition qu'elles fassent
appel à de nouvelles technologies. Ce mécanisme
est très original et très peu répandu
en Europe. |
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Les autres systèmes, y compris Wallimage
sont, par contre, relativement classiques. On n'a pas inventé
les fonds régionaux, il y en avait déjà
avant nous, mais il y en a beaucoup plus depuis. |
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Les producteurs wallons ont-ils aussi accès à
des aides extérieures à la région wallonne
ou à la communauté française ? |
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Un producteur wallon peut aussi faire appel au fonds flamand,
le VAF, ou à Eurimage qui couvre
l'ensemble de l'Europe. Comme la plupart du temps, un film
d'un producteur belge s'appuie sur des coproducteurs français,
des demandes peuvent aussi être introduites auprès
du CNC ou d'un fonds régional qui existe par exemple
dans le Nord-Pas-de-Calais, en Provence-Alpes-Côte
d'Azur, en Rhône Alpes... |
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Il y a donc une multiplicité de guichets, ce qui est
idéal pour permettre à des longs métrages
de profils très différents de faire leur tour
de table. |
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Au milieu des aides disponibles en Belgique et à l'étranger,
quels sont les atouts de Wallimage ? |
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Notre spécificité est d'être ce qu'on
appelle en anglais un gap financer, ce qui signifie
que rarement les projets sont initiés chez Wallimage.
Nous demandons même explicitement qu'au moins 30% du
financement soit trouvé lorsqu'on vient nous solliciter. |
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Dans les faits, nous sommes généralement confrontés
à des films, surtout dans le cas de coproductions
internationales, qui ont déjà environ 80% de
leur financement en poche et qui cherchent un ultime investisseur
selon l'endroit où ils vont tourner ou effectuer la
postproduction. |
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À côté de cette spécificité,
nous avons immédiatement décidé de cultiver
un autre atout : la rapidité d'intervention. Notre
réflexion était simple: nous ne sommes pas
le plus gros mécanisme d'aide, soyons donc le plus
réactifs. Cette vitesse d'exécution est une
bénédiction pour les producteurs qui nous sollicitent.
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Nous organisons une session de financement tous les trimestres.
Lorsque nous marquons notre accord sur un dossier, il se
passe environ un mois, au maximum un mois et demi, avant
que le producteur touche son argent. |
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Pourquoi Wallimage peut-il investir très rapidement
dans un film ? |
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Dès le départ, la Région wallonne a
décidé que Wallimage serait
une société anonyme, une SA qui est détenue
à 100% par la Région wallonne, ce qui fait
de nous une SA de droit public. L'argent que nous investissons
se trouve donc déjà sur notre compte en début
d'année. L'avantage est immense : lorsque nous prenons
une décision d'investissement, nous ne devons pas
demander l'autorisation d'un ministre ou d'un comité.
L'argent nous est confié (et dans le mot "confié",
on relève la notion de confiance) et naturellement,
à la fin de l'année, nous devons rendre des
comptes, expliquer ce que nous en avons fait et justifier
nos choix. Cette manière de fonctionner change tout.
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La structure Wallimage est-elle inspirée par un exemple
précis ? |
| Il
n'y avait pas foule lorsque nous avons démarré.
Deux sortes de structures étaient mises en place par
certaines régions européennes: soit du fonds
d'investissement pur et dur, façon Wallimage
(au nord de l'Europe), soit du bureau d'accueil façon
Clap (au sud). Nous nous sommes inspirés de l'Allemagne
qui était pionnière. C'est là qu'on
a inventé le système de territorialisation.
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L'exemple qui nous a aidés à bâtir Wallimage
était très précisément le Filmförderung
Baden-Württemberg, basé à Stuttgart,
légèrement plus culturel que les fonds classiques.
L'autre grande source d'inspiration a été Rhones-Alpes-Cinéma
qui, en France, a été pionnier de l'implantation
des aides régionales en matière de cinéma.
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Comment Wallimage a-t-il trouvé sa place au sein des
différents fonds européens ? |
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Il y a neuf ans, quelques fonds existaient à gauche
et à droite, mais il n'y avait aucun organisme européen
pour les structurer. Il y avait eu plusieurs tentatives pour
créer ce genre d'association, mais tous les essais
avaient échoué à cause du pays qui tentait
de les initier. |
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Lorsque les Français se sont lancés, les Allemands
ont vu ça comme une volonté d'hégémonie
inacceptable et n'ont pas suivi. Lorsque les Allemands ont
tenté le coup, c'est tout le reste de l'Europe qui
a freiné des quatre fers. |
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Finalement, c'est nous qui avons pris la main et initié
Cine Regio. Personne ne se sentant menacé,
nous sommes rapidement parvenus à nos fins. Tout le
monde a compris qu'un tel organisme serait très utile
pour savoir comment les autres fonctionnent, ce qu'ils proposent,
ce qui a réussi chez eux ou échoué.
Un deuxième intérêt de Cine Regio
était qu'on pourrait éviter les rapports antagonistes,
la concurrence inutile entre fonds. Le dernier atout, et
non le moindre, étant que cette association pouvait
nous offrir un chemin d'accès vers les instances européennes
puisqu'aucun représentant officiel des fonds régionaux
n'avait jamais été désigné avant. |
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Qu'est-ce que Cine Regio ? |
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Ciné Regio est une association qui regroupe
les fonds d'investissement européens. Avec l'aide
du Feder, le fonds de développement régional,
nous avons créé à Mons cette association
internationale, qui est une AISBL de droit belge, le I représentant
le terme "International". |
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Ciné Regio compte aujourd'hui 35 membres
ce qui reflète l'énorme développement
du secteur. L'association a deux types d'activités. |
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D'une part, l'échange de bonnes pratiques entre membres:
on essaie de susciter des coproductions ou de trouver les
moyens de mener à bien des négociations entre
un producteur et plusieurs fonds par exemple. |
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D'autre part, Cine Regio est clairement une organisation
de lobbying en direction des instances européennes
qui ont parfois du mal à accepter la notion de territorialisation.
Les gens de la commission de la concurrence ont toujours
peur que ce soit l'occasion d'une distorsion de concurrence
entre états membres et nous tentons de leur faire
comprendre qu'au contraire, c'est un schéma coopératif
qui fonctionne plutôt bien. |
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Comment fonctionne Cine Regio ? |
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Au départ, Cine Regio, qui fonctionne sur
les cotisations de ses membres sans soutien supplémentaire,
était basé à Mons et Philippe
Reynaert en a été, par la force des
choses, le premier président. |
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Passé cette phase de lancement, ce sont les différents
membres qui, de manière tournante, ont assumé
le secrétariat. La présidence est alors confiée
au membre qui fait l'effort financier d'accueillir le secrétariat.
Après la présidence wallonne, Cine Regio s'est
établi dans le sud de la Suède à Göteborg.
Depuis le mois de mai dernier, elle a émigré
dans l'Ouest du Danemark à Aarhus. |
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Nous profitons de notre présence dans les grands festivals
internationaux comme Cannes, Venise ou Berlin pour nous réunir,
confronter nos projets et nos bilans. Ce qui limite les coûts.
Une fois par an, nous nous retrouvons aussi chez l'un des
membres qui nous explique en profondeur son fonctionnement,
ses modes de financement… |
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Pourquoi l'association européenne des fonds régionaux
est-elle baptisée Cine Regio ? |
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Avant la naissance de Cine Regio, nous étions
un programme Intereg 3 qui s'appelait "coordination
européenne des fonds d'investissement régionaux
en audiovisuel", le CEFIR. L'acronyme s'est
vite anglicisé en ECRIF, ce qui est moins
joli. |
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Lorsque nous avons formalisé notre structure nous
avons cherché un nom qui soit compréhensible
partout en Europe, du Nord, de la Scandinavie au sud de l'Espagne
et on s'est donc mis d'accord sur Cine Regio qui
faisait passer nos deux spécificités fondamentales.
Ce qui est drôle c'est que beaucoup de monde pense
qu'il s'agit d'un terme italien alors que, paradoxalement,
c'est le pays où le nom est le moins bien compris
puisque là-bas "regio" signifie royal. |
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Comment expliquer que Wallimage ait aligné deux années
de suite quatre films en sélection au Festival de
Cannes? |
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Cet incroyable succès pour une région de la
taille de la nôtre est dû au talent. Pas le talent
de Wallimage naturellement, mais celui des
gens que nous avons financés. Ce talent wallon est
là depuis presque trente ans et il n'est pas dû
au hasard: la Belgique a été un pays précurseur
en matière d'écoles de cinéma. Lorsque
L'Insas et l'IAD se sont créés, il n'y avait
rien ailleurs, hormis l'école de Lodz, en Pologne.
En France, il y avait une école de technique, à
la rue Vaugirard, mais rien qui évoque dans son approche
nos écoles à nous. Donc il ne faut pas s'étonner
de cette émergence de talents ici: quarante ans d'école
de haut niveau, cela finit fatalement par payer. |
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À cela s'ajoute une caractéristique devenue
un avantage intrinsèque évident: comme les
Belges francophones n'ont jamais eu un marché intérieur
sur lequel s'appuyer, les cinéastes et producteurs
sont vite devenus les champions de la coproduction internationale.
Depuis longtemps, nous sommes prédisposés à
ces techniques, nous avons une pratique plus longue qui fait
que nos producteurs trouvent très vite les manières
de travailler à quatre, cinq, six pays quelquefois
sur un même film. |
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Rétrospectivement, et on pourrait croire que nous
l'avons fait exprès ce qui est évidemment impossible,
on constate que ces deux vagues cannoises assez différentes
révèlent en fait les deux facettes des activités
de Wallimage. En 2008, nous présentions
quatre films d'initiative belge et en 2009, trois films d'initiative
internationale dans lesquels les Belges étaient coproducteurs.
Plus un film d'animation. Un heureux concours de circonstances.
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Quel est le rapport entre Wallimage et les bureaux d'accueil
de tournages wallons ? |
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Partout en Europe, les aides au cinéma sont de deux
types: on trouve des fonds d'investissement et des bureaux
d'accueil pour promouvoir les lieux de tournage potentiels
et aider les équipes sur le terrain. |
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Au démarrage, nous avions envisagé engager
une personne qui se spécialise dans ce type de travail
à l'intérieur de Wallimage. Ce n'était
pas une bonne idée, car cette démarche doit
être localisée et prise en charge par des gens
du cru. |
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Un autre apport de Jean-Claude Marcourt
a été de créer le réseau des
bureaux d'accueil de tournage qui sont des ASBL cofinancées
par les provinces et la région. |
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Le premier bureau d'accueil est né en Hainaut, à
La Louvière. Il a été suivi de l'implantation
de structures identiques dans le Brabant wallon et à
Liège. |
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Ces bureaux ne dépendent pas de Wallimage, mais nous
en assurons la coordination. La logique veut que ce soit
des gens de terrain qui gèrent ce genre de ressources,
mais si les efforts restent dispersés, une personne
extérieure en recherche de lieux précis a peu
de chance de localiser ce qu'elle souhaite. Il faut donc
que l'information soit plus ou moins centralisée.
Cette coordination s'appelle Wallonie Tournage et regroupe
les trois ASBL aujourd'hui actives qui couvrent l'ensemble
de la Wallonie. Ces bureaux ont un site internet commun qui
est le site Cinéma made in Wallonia et s'appuient
sur Wallimage en matière de présence à
l'international. |
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Ainsi, il n'y a qu'un seul pavillon au Festival de Cannes:
sous la bannière Cinema made in Wallonia, il regroupe
Wallimage, les trois bureaux d'accueil et le cluster Twist.
Il est déjà compliqué de faire comprendre
à l'étranger ce qu'est la Wallonie. Inutile
d'espérer expliquer les nuances intrawallonnes à
un Suédois ou à une Espagnole. Cette démarche
conjointe est donc parfaite. Et économique. |
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Pourquoi les bureaux d'accueil se sont-ils structurés
au niveau provincial ? |
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Ce sont les circonstances qui ont induit cette logique apparente.
Si en Hainaut et à Liège, ce sont effectivement
les provinces qui ont mis sur pieds les bureaux de tournage,
c'est une commune, celle de Braine L'Alleud qui a pris l'initiative
en Brabant-Wallon. La Région wallonne cofinance ces
bureaux. |
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Pourquoi n'y a-t-il que trois bureaux d'accueil alors qu'il
y a cinq provinces en Wallonie ? |
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Nous avons temporisé afin que les structures ne se
multiplient pas en dépit du bon sens. Il fallait garder
une logique et une puissance de feu suffisante pour que chaque
région, chaque province, ait le plus d'atouts possible.
La conséquence de cette réflexion est que l'ASBL
CLAP, bureau d'accueil de la région liégeoise
a trouvé un accord avec le Luxembourg et avec Namur.
Il couvre donc les trois provinces du sud, ce qui n'empêche
pas l'existence d'un bureau spécifique à Namur,
par exemple. |
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Aujourd'hui, des discussions sont en cours entre le CLAP
et le bureau d'accueil du Hainaut qui pourrait à son
tour rejoindre l'ASBL. |
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Le bureau d'accueil du Brabant wallon pourrait, lui, opérer
plus utilement une fusion avec Bruxelles parce qu'on observe
que les tournages dont bénéficie le Brabant
Wallon sont surtout des tournages bruxellois. |
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Cette structure globale rappellera in fine la structure flamande
où cinq bureaux d'accueil sont fédérés
sous une seule bannière: les Films cities in Flanders,
car là, ce sont les villes qui prennent l'initiative.
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Wallimage peut-il servir d'interface entre les producteurs
étrangers et les bureaux d'accueil ? |
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C'est un mouvement qui va dans les deux sens. Un bureau d'accueil
contacté par un producteur l'envoie vers nous en lui
signalant qu'il peut introduire un dossier de financement.
À l'inverse, il nous arrive de suggérer des
lieux de tournage potentiels à un réalisateur
qui se tourne alors vers les bureaux d'accueil. |
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Cette très bonne collaboration entre Wallimage et
les bureaux d'accueil se concrétise aussi dans un
petit mécanisme un peu marginal, mais assez efficace
qu'on a appelé "les bourses de repérage". |
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En quoi consistent les bourses de repérage proposées
par Wallimage ? |
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Les bureaux d'accueil alimentent un fichier de prérepérage
qui est présent sur le site "Cinema made in Wallonia"
et qui permet à un producteur espagnol par exemple
de voir rapidement si dans une région donnée,
il pourrait trouver le lieu unique dont il rêve pour
une scène de son film. La fonction de ce site est
de montrer la diversité de nos paysages, urbains,
ruraux, historiques, modernes et aussi nos ressources patrimoniales.
Chaque film ayant son histoire spécifique, cette présentation
ne suffit pas à un producteur, mais c'est un premier
pas qui peut l'inciter à venir constater lui-même
si cette petite école entourée de châtaigniers
qu'il a en tête pourrait s'avérer être
celle qu'il a aperçue sur le site. |
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Une fois que le producteur a contacté le bureau, nous
entrons dans une deuxième phase, celle du repérage
sur scénario. Jusqu'ici, il y avait un petit frein
psychologique. Le producteur international entrait en contact
avec le producteur belge en lui demandant s'il pouvait prendre
à sa charge un repérage. Or, l'opération
coûte environ 2000 euros pour une recherche d'une semaine
opérée par un professionnel après dépouillement
du scénario. |
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Pour contourner cette difficulté, nous avons mis en
place un mécanisme où un bureau d'accueil de
tournages peut faire appel à Wallimage
via un petit dossier argumenté. Si nous estimons que
ce film a de réelles chances de se tourner en Wallonie,
nous accordons une bourse de repérage qui permet à
un repéreur wallon de faire ce travail. En plus, le
jour où le projet aboutit et que le dossier arrive
chez Wallimage, ces deux mille euros peuvent
être considérés comme une dépense
éligible même si c'est nous qui l'avons payée.
C'est marginal, bien sûr, mais jusque-là, si
le film ne se faisait pas, le producteur wallon qui avait
financé le repérage avait perdu 2000 euros.
Il hésitait donc à se lancer… |
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Wallimage et le Cluster Twist sont-ils liés ? |
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Le cluster TWIST (technologie wallonne de l'image,
du son et du texte) réunit les entreprises pionnières
dans ces secteurs en Wallonie et à Bruxelles. Aujourd'hui
il compte plus de trente membres. Pour Wallimage,
sa mise sur pied, encouragée par le ministre Marcourt
est une aubaine. En Belgique, dans le milieu du cinéma,
le secteur de la production est parfaitement organisé
avec une union professionnelle active et structurée.
Il en va de même pour les réalisateurs. Il y
a aussi une organisation de comédiens. |
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Or, jusqu'il y a peu nous n'avions aucun interlocuteur en
matière d'industrie technique. Quand nous voulions
faire passer une info vers les sociétés, il
fallait que nous nous adressions individuellement à
chaque responsable de chaque entreprise présente sur
le territoire. Aujourd'hui nous avons un interlocuteur :
nous parlons au TWIST qui répercute. C'est
un gain de temps et d'énergie incroyable. À
Cannes, nous battons pavillon commun sous le label "Cinéma
made in Wallonia". |
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