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15 mai 2018 - 10:24:54 spacer  
Objectif Cannes 2019 pour une 89e session bien achalandée
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Pour sa 89e session, le CA de Wallimage a, à nouveau, été confronté à une abondance d’excellents dossiers. Cette haute conjoncture qui dure depuis quelques mois nous force, budget oblige, à délaisser quelques projets prometteurs, mais a naturellement un très bon côté : les huit projets retenus renforceront avec beaucoup de classe le line-up de Wallimage. De bonne augure alors que notre équipe prend ses quartiers sur la Croisette avec pas moins de trois films dans les diverses sélections : L’homme qui tua Don Quichotte, Mandy et Seule à mon mariage.
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Quoi qu’il arrive, une session qui permet au fonds wallon de soutenir un nouveau film de Jean-Pierre et Luc Dardenne est toujours un formidable cru. D’abord parce que les frères sont unanimement considérés comme des réalisateurs de tout premier plan au niveau mondial et que tous les cinéphiles attendent leur nouvelle production avec une vorace impatience. Ensuite parce qu’historiquement, Wallimage fut créé dans la foulée de la Palme d’Or de Rosetta et qu’il est incontestablement émouvant de renouveler projet après projet, un contrat de confiance parmi les plus prestigieux qui soient.
Cela dit, vous le savez, Wallimage est un fonds économique et la cinéphilie n’a pas sa place dans ses choix stratégiques. Cette restriction n’est jamais un handicap avec les films des frères, toujours authentiquement implantés dans la région liégeoise, produits par des Liégeois (Les films du Fleuve) avec une pléthore de techniciens wallons dans leur effectif. Le profil de leurs œuvres correspond parfaitement à ce que notre fonds recherche et tente de promouvoir. Pour Ahmed, leur nouveau projet, le duo revient à ses fondamentaux : un film sans acteur connu, basé sur l’énergie de son personnage principal. Vu le sujet du scénario, il est évident que l’attente générée va être énorme et que Cannes 2019 constitue d’ores et déjà un objectif raisonnable… et excitant !

D’autres longs métrages, sélectionnés lors de cette session, pourraient d’ailleurs accompagner Ahmed sur la Croisette, pourquoi pas ?

On pense par exemple à Poissonsexe, 3e film d’Olivier Babinet qui est déjà allé deux fois au festival avec Swagger et Robert Mitchum est mort. Dans la veine poético-surréaliste de ce dernier, Poissonsexe apparaît drôle, émouvant et branché : le chef opérateur est celui de Kaurismaki, le compositeur de la B.O. un membre d’Air tandis que le casting sera constitué de Gustave Kervern, India Hair, Gringe, Tom Audenaert et Erika Sainte. Les dépenses wallonnes sont essentiellement consacrées à des techniciens : 18 personnes, dont 12 chefs de poste. Les VFX seront réalisés chez Mikros à Liège, le mastering chez Charbon, et la post production son chez Dame Blanche, Sonic Pil et Mute and solo. Ajoutons à cela la location d’éclairage et électro (Eyelite), de la machinerie (KGS), du matériel son (Ad hoc) et nous obtenons un dossier parfait signé Tarantula qui pourrait nous amener à la Quinzaine, non ?


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Autres candidats cannois (pour la semaine de la critique ?) et deuxième projet dirigé par une réalisatrice ou un réalisateur belge de la session (il y en a quatre au total !), Jumbo est le premier long métrage de Zoé Wittock, une jeune et ambitieuse réalisatrice belge. Produit en Belgique par Kwassa, Jumbo conte la passion amoureuse dévorante d’une jeune fille pour un… manège. Pas si farfelues que cela, les bases du scénario reposent en fait sur une anecdote réelle, terriblement intrigante. Quinze personnes dont 8 chefs de poste sont réunies sur le tournage qui fera 12 jours de halte à Plopsa Coo. La location du matériel sera effectuée à Marcinelle chez Panavision et chez Cinesound. Les VFX forcément étonnants seront réalisés chez Benuts.

Un monde plus grand, deuxième projet français de la sélection, coproduit en Belgique par Scope Pictures, est aussi un film particulier, basé sur une histoire vraie, celle d’une jeune femme qui, à l’occasion d’un voyage en Mongolie découvre lors d’une cérémonie qu’elle est une chamane qui s’ignore. Si le projet s’appuie sur deux vedettes (Cécile de France et Ludivine Sagnier), il sera également interprété par une foule d’acteurs non professionnels qui sont en fait les personnages de la véritable histoire. On est donc ici clairement à cheval entre la fiction et le docu-fiction puisque même les scènes tournées en Belgique le seront dans les lieux exacts où une partie de l’aventure s’est déroulée. Réalisatrice de Pieds nus sur les limaces, Fabienne Berthaud portera ce long métrage qui occupera 36 techniciens wallons dont 10 chefs de postes. La location de matériel, le catering et toute la chaîne de postproduction (à l’exception du montage images) seront wallons. À Cannes on le verrait bien à la Quinzaine ou à Un certain regard.


Mais stoppons là nos spéculations festivalières : les quatre autres projets que le CA de Wallimage a décidé de cofinancer en ce joli mois de mai ne seront pas à Cannes l’an prochain. No way ! Aucune chance ! Et peu importe d’ailleurs, car ils ont gagné notre soutien grâce à des propositions alléchantes en termes de dépenses effectuées en Région wallonne et c’est bien là l’essentiel.

Le moins étonnant de ces projets n’est sans doute pas Albatros, une série flamande … qui sera entièrement tournée en Wallonie. Pitchée avec beaucoup de talent lors du récent Séries mania à Lille, cette série sélectionnée par le prestigieux Torino Lab, raconte l’histoire drôle et touchante de douze Flamands corpulents se rendant en car dans un lieu de retraite dans les Ardennes afin d’y combattre les démons qui ont engendré leur obésité. La jeune société de production, De Werelvrede porte ce projet qui sera la première série de Wannes Destoop, prix du jury à Cannes pour son court métrage Maillot de Bain 46. Outre quelques acteurs typiques de nos contrées, la filière son, le superviseur SFX, la cantine (Max Cook), les VFX chez Mikros, le son chez Sonicpil et la location de matériel seront aussi wallons.


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Liliane Susewind n’est pas une inconnue pour nous. Wallimage a, en effet, déjà cofinancé un long métrage tiré de ses aventures. Ce premier volet, coloré, chaleureux et drôle sortira en Allemagne en mai, distribué par Sony. La configuration de ce deuxième épisode toujours porté par Velvet du côté belge est quasi identique : les (importantes) dépenses wallonnes se répartissent entre dix jours de tournage chez nous, une cinquantaine de techniciens wallons sur la brèche, l’ensemble du matériel loué chez Panavision Wallonie, KGS et LCF. L’Autre Compagnie qui a fait du très bon boulot sur le film initial s’occupera à nouveau d’une grande partie des VFX tandis que le doublage en français se fera chez Genval Les Dames.


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Hasard du calendrier, ce sont deux Icare qui clôturent ce panel prometteur. Le premier est un long métrage d’animation que nous propose Iris production. Cet ambitieux projet au budget maîtrisé est conduit par le Luxembourgeois Carlo Vogele qui a passé huit ans de sa vie chez Pixar. Pas mal comme pedigree, non ? La quasi-totalité des dépenses wallonnes sera affectée à Mikros Liège qui collaborera avec Mikros Paris, Zeilt et CG Lux, Les fées spéciales (Montpellier) et Watt Frame à Thionville. Soit un pipe-line belgo-franco-luxembourgeois aussi atypique que séduisant. Mikros Liège accomplira une grande partie des travaux en matière d’animation (!) ainsi que des VFX/anime et le compositing. Un nouveau système baptisé ombres et lumières a même été mis au point à Liège pour obtenir un rendu de « 3d artistique » assez saisissant. Près de la moitié des jours de travail du projet sera liégeoise (4586 sur 10.987), soit une équipe d’une quarantaine de personnes occupée durant toute la durée de la production. Cerise sur le gâteau, les voix seront enregistrées chez Dame Blanche Genval. Un projet imparable, donc.

L’autre Icare, Icare ou la mesure des choses, est franchement moins amusant. Produit par Iota et initié par Patric Jean, ce documentaire abordera la question très préoccupante de la survie de notre planète via un voyage en Mer Méditerranée, un des espaces les plus pollués aujourd’hui qui pourrait très bien devenir un désert d’ici quelques années. Le point de vue développé par le réalisateur mêle le reportage, la philosophie, l’art et la musique pour un regard incontestablement wallon sur un sujet fondamental de notre époque. Genval les Dames s’occupera du travail de post production.

Huit projets, quatre dirigés par réalisateurs belges et quatre en coproductions, cinq longs métrages live, un long métrage d’animation, un docu, une série, n’en jetez plus : la sélection est éclectique, rationnelle et nous promet une année 2019 encore un peu plus excitante que prévu.
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