Une 78e session entre le rire et l’effroi, l’humour et l’amour fou

  • 02.02.2016

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(la première collaboration entre Wallimage et Michael Rundskop a été un vrai succès)

Après le triomphe international de Rundskop, Michael Roskam a été happé par les États-Unis où il a réalisé Quand vient la nuit avec Tom Hardy, James Gondolfini, Noomi Rapace et Matthias Schoenaerts. Avant de repartir là-bas, il s’apprête à tourner en Belgique un nouveau film flamboyant, toujours produit par Savage, le Fidèle.

Pour la troisième fois, il fera équipe avec son acteur fétiche (Schoenaerts, donc) pour un long métrage surprenant sur fond de grand-banditisme. Comme pour Rundskop, Roskam s’inspire d’un fait réel (les casses spectaculaires de la bande à Haemers) pour imaginer une histoire centrée sur un individu, Gigi, beau gosse très foufou qui tombe éperdument amoureux d’une jeune pilote de course, héritière d’un riche industriel, Bibi (Adèle Exarchopoulos). Cette rencontre foudroyante va conduire les deux tourtereaux à leur perte au fil d’une love story sans issue qui jongle avec les clichés du mélo. Pour peaufiner son récit, Michael a d’ailleurs fait appel au spécialiste français Thomas Bidegain, déjà auteur du scénario de De Rouille et d’os.

« Le Fidèle, c’est Un Homme et Une Femme rencontre Goodfellas », explique Michael Roskam dans sa note d’intention où on découvre sa passion pour Claude Lelouch.

Le film, tourné pour partie en Wallonie (11 jours), devrait être terminé pour le mois de janvier 2017.

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(c’est la troisième fois que Wallimage et Dany Boon font équipe en Belgique)

Dany Boon adore la Belgique, ce n’est un secret pour personne. C’est ici qu’il aime travailler avec des techniciens belges. Pour la deuxième fois, après Supercondriaque, il fait équipe avec Artemis production pour une comédie d’action au titre évocateur.

Dans Raid Dingue, Johanna Pasquali, alias « JO », est une fliquette pas comme les autres : elle est nulle ; distraite, rêveuse et maladroite. En gros, elle a une fâcheuse tendance à tout foirer.  Pourtant, elle est persuadée de pouvoir devenir la meilleure des meilleurs… au sein du RAID. Naturellement, toutes ses tentatives pour y entrer sont invariablement vouées à l’échec. Jusqu’à ce que son père, ministre, s’en mêle. Non pas pour favoriser sa démarche, mais, au contraire, pour essayer de la dégoûter une bonne fois pour toutes. Pour cela, tout le monde compte sur Eugène Froissard, en charge de sa formation, un poissard de première qu’interprétera Dany Boon. Très drôle, le scénario de Raid Dingue promet une comédie spectaculaire dont les nombreux effets spéciaux seront réalisés par la société wallonne Benuts.

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Dans un tout autre registre (c’est le moins qu’on puisse écrire) Frakas nous a amené un dossier belgo-irlando-espagnol très attrayant : Muse est un thriller d’horreur, signé par Jaume Balaguero, le plus grand réalisateur de genre espagnol. On lui doit quelques œuvres déjà « classiques » comme La Secte sans nom, Darkness, la série Rec (minus le 3e épisode), Fragile ou Malveillance. Soit un parcours sans fautes. On peut donc lui faire confiance pour transformer le scénario baroque qui nous a été proposé, en perle gothique, dans la lignée des chefs d’œuvre d’Argento. Sur le mythe des Muse, Balaguero construit une intrigue contemporaine où Samuel, professeur d’université qui vit en Irlande est traumatisé par le suicide de sa jeune maîtresse. Un an plus tard, il fait chaque jour un rêve effrayant où une femme est assassinée par d’autres dames inquiétantes, flanquées d’une petite fille… Le grand challenge wallon de ce film qui sera en partie tourné chez nous (10 jours) reviendra à la société liégeoise Mikros qui est en charge de tous les effets spéciaux. Et il y en a beaucoup !
Alors que l’on distinguait jusque là les sessions « classiques » de Wallimage des sessions d’animation et des sessions séries télés, le fonds wallon a décidé désormais de cofinancer tous les genres audiovisuels lors de chacun de ses sessions ! Et pour commencer : un projet proposé Panique production.

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Benjamin Renner, le réalisateur du film Ernest et Célestine (avec Vincent Patar et Stéphane Aubier) revient aux affaires avec une série de trois courts métrages d’animation de 26 minutes qui pourront être programmés séparément ou ensemble, à la télévision… ou au cinéma. La distribution cinéma (salles et festival) s’intéresse en effet de plus en plus à ce format. Or, dans les stratégies de production actuelle, la diversification de standards de diffusion est importante. Le Spécial TV est un format très prometteur. La distribution en salles avec des scores très honorables de La Bûche de Noël ou du Parfum de la carotte d’Arnaud Demuynck et Rémi Durin en est la preuve.

Ce nouveau projet est une compilation de trois contes imaginés par Benjamin Renner que l’auteur a déjà adaptés en bande dessinée. L’animation sera réalisée sur ordinateur et sur tablette graphique pour rester le plus fidèle possible aux dessins originaux et à leur rendu aquarelle, plus sauvage que celui d’Ernest et Célestine, plus brut.

L’industrie wallonne sera bien sûr particulièrement à la fête sur ce projet : Digital graphics s’occupera du compositing et du rendu, Mute and solo du montage son et du mixage, Dame Blanche de l’enregistrement de la musique et des bruitages tandis que BabelSub prendra en charge le sous-titrage pour les malentendants, pour l’audiodescription ainsi que la version anglaise.